Union rationaliste

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Remise du prix par Édouard Brézin.
Conférence de Sylvestre Huet.

Québec et charia

Ne charrions pas !

Le Devoir, édition du mardi 14/12/2004

Chez les experts, on ne cesse de s'en étonner : que les Canadiens sont naïfs face à la mouvance islamiste! Les militants de l'islam ont beau jeu de les embobiner. Il faut pourtant se méfier des promoteurs de la charia qui jouent sur les mots.

Ainsi donc, le président du Conseil musulman de Montréal, Salam Elmenyawi, se dit mal compris par Le Devoir, alors que nous faisions état samedi de ses démarches auprès du ministre de la Justice, Jacques Dupuis, pour créer un Conseil de la charia au Québec. Il n'est pas question d'un tribunal islamique, dit-il, mais de médiation. Et ce n'est qu'accessoirement qu'il en parlera au ministre, lorsqu'il le verra : il y aura tant d'autres sujets à discuter. La couleuvre est grosse à avaler. Le Devoir a bien indiqué que le Conseil de la charia aurait deux volets : l'un sur les arbitrages commerciaux, l'autre sur la médiation familiale -- notre Code civil empêchant d'avoir un tribunal d'arbitrage islamique en matière familiale. Il s'agit néanmoins de faire en sorte que les " conseils " donnés dans les mosquées -- et largement défavorables aux femmes -- aient littéralement droit de cité. Officiellement, le Conseil musulman veut avoir des imams mieux formés et encadrés. Dans les faits, il s'agit que l'État -- quel puissant symbole ! -- reconnaisse la légitimité de la médiation pratiquée par la frange la plus conservatrice de la religion musulmane. L'enjeu, sous couvert de foi et de justice, est bel et bien politique. La démarche du Conseil musulman est en cours depuis des mois -- on relira à cet égard La Presse, The Mirror, L'Actualité, La Gazette des femmes... qui ont abondamment cité M. Elmenyawi à ce sujet. Après avoir demandé à des avocats de vérifier si le Code civil allait à l'encontre de la liberté de religion telle que conçue par les islamistes, puis d'élaborer un système de médiation réservé aux musulmans, le Conseil musulman s'est tourné vers le ministère de la Justice. Et il a obtenu, nouvelle avancée, un rendez-vous avec le ministre en janvier. Comment croire qu'après tous ces efforts, la médiation sera reléguée à l'item varia de la rencontre !

Le ministre Dupuis devra toutefois se montrer intraitable : la moindre souplesse ouvrira une porte impossible à refermer. L'Ontario en est le meilleur exemple : en 1991, elle instaure une loi d'arbitrage pour alléger le processus judiciaire, la décision liant les parties sans les formalités d'une cour. La loi a d'abord servi en matière commerciale, puis familiale. Ce fut la brèche par laquelle les islamistes se sont engouffrés : en se basant sur la loi, ils réclament aujourd'hui des tribunaux islamiques.

En Ontario, c'est la commotion et le gouvernement a commandé un avis sur le sujet. Il est attendu sous peu et partout on s'interroge : la charia fera-t-elle pour la première fois officiellement partie des pratiques judiciaires d'un pays d'Occident ? Au Québec, la dynamique juridique est différente mais la même logique est à l'oeuvre.

Dans les deux provinces, on tente d'endormir la population en faisant valoir l'existence de tribunaux rabbiniques. Comme si on pouvait comparer l'extrême marginalité des juifs ultra-orthodoxes qui ont recours à ces tribunaux avec la demande actuellement sur la table. La communauté musulmane est en pleine expansion au Canada, dans un contexte international où plusieurs de ses membres se radicalisent et sont en mission contre les " impies ". Les musulmans modérés ont beau les dénoncer, des politiciens les écoutent et on voit même des féministes cogiter sur la faisabilité d'une charia à la canadienne... On croyait que la mort de Duplessis nous en avait guéri, il faudra donc le répéter : la religion n'a pas sa place dans la gestion de la Cité. Pour mieux s'en convaincre, le ministre Dupuis devrait demander à sa collègue Fatima Houda-Pépin, députée libérale et musulmane, d'assister à la rencontre. Il y a 20 ans déjà, elle combattait des leaders musulmans désireux d'établir au Québec un régime juridique fondé sur la charia. La lutte n'a pas changé.

 

Lettres : Très peu d'ayatollahs pour nous, merci

Le Devoir, Édition du mardi 14 décembre 2004

Montréal, le 13 décembre 2004

Un lobby redouble actuellement d'efforts pour obtenir que le gouvernement québécois reconnaisse un statut officiel des tribunaux islamiques qui jugeraient en vertu de la charia. Il est monstrueux qu'on envisage même de discuter d'une pareille proposition. Une fois partis, aurons-nous des tribunaux catholiques, presbytériens, anglicans, adventistes du septième jour et raéliens ?

D'après l'un des porte-parole du Conseil musulman de Montréal, il s'agit pour les disciples de Mahomet d'avoir " une instance officielle pour s'assurer qu'ils gèrent leur vie selon les préceptes de leur religion ". C'est oublier que le Québec n'est pas l'Arabie Saoudite ou l'Europe du XIVe siècle. La liberté de conscience est une valeur fondamentale de notre société. Des musulmans peuvent décider de ne pas faire ce que leurs imams disent que le Coran leur ordonne : ils encourront peut-être des châtiments épouvantables dans l'autre monde mais, dans celui-ci, c'est leur droit le plus strict. Si les patriarches ne réussissent pas à se faire obéir, c'est triste pour eux, mais qu'ils n'essaient pas de mobiliser le bras séculier pour donner du prestige à leurs décrets. L'État est là pour protéger les citoyens, entre autres contre ceux qui prétendent les régenter en se drapant dans le manteau d'exécuteurs des volontés divines. Le Devoir nous apprend que le propagandiste du " Conseil de la charia " se vante aussi d'avoir " enjoint aux 7435 musulmans de la circonscription de Saint-Laurent de voter pour l'actuel ministre de la Justice en 2003 ". Ce vénérable clerc ignore apparemment que nous avons connu l'époque où les curés donnaient des consignes en chaire sur la façon de voter. Cela fait partie de notre patrimoine au titre des choses dont on essaie de rire pour s'empêcher d'en avoir trop honte.

Quiconque lit un peu les journaux est frappé de voir à quel point tous les fanatiques religieux, de George W. à Oussama en passant par feu Khomeiny, parlent exactement le même langage. [...]

Personne ne met d'entrave, au Québec, à la pratique de la religion mahométane, sauf peut-être lorsque l'une de ses prescriptions vient en contradiction avec nos lois. Et dans ce cas, celui qui refuse de reconnaître la préséance des lois se met, par le fait même, en dehors du consensus qui nous définit comme citoyens de ce pays.

 

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