Union rationaliste

Raison Présente n°184 - 4e trimestre 2012

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REGARDS SUR LE PRINCIPE DE PRECAUTION
Actes du colloque 2012 de l'Union rationaliste
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Prix : 15,00 €
Description de l'ouvrage

PRESENTATION

 

Nous publions dans le présent numéro de Raison Présente les interventions faites au colloque annuel de l’Union Rationaliste qui s’est tenu, en 2012, dans un amphithéâtre du Collège de France, et qui était consacré à l’examen des difficiles questions liées au principe de précaution et à ses applications.

Dans son introduction le professeur Gérard Fussman, du Collège de France, éclaire d’une manière vigoureuse et non dénuée parfois d’esprit polémique les enjeux du débat. Il souligne le caractère complexe des relations qui se nouent entre les chercheurs, le monde des industries, la pratique citoyenne et ce qu’on peut appeler une « opinion publique » trop souvent mal éclairée.

Dans sa conclusion, Hélène Langevin, présidente de l’UR, en appelle à la sagesse de tous, rappelant que le souci de l’Association a toujours été d’associer précaution et progrès. Au tout début des années 2000, sous la direction de Jean-Pierre Kahane, président de l’UR, Philippe Lazar avait prononcé une importante conférence sur un principe de précaution dont on parlait beaucoup moins qu’aujourd’hui ­— ce rappel pour souligner la constance de la réflexion de l’UR et son insertion dans l’actualité.

Il convient de remercier Evariste Sanchez Palencia qui a assuré la relecture et la correction des épreuves, ainsi que Bernard Graber qui a transcrit sous le contrôle de son auteur l’intervention du professeur Le Roy Ladurie.

A ce dossier nous joignons trois articles.

Celui du philosophe Michel Le Gris peut, d’une certaine manière, être relié au précédent numéro de RP. Analysant un film polonais, l’auteur décrit la dérive, à partir d’un innocent baiser lors d’une soirée bien arrosée, d’un jeune lycéen qui, fuyant la réalité des « amours enfantines », se réfugie, jusqu’au suicide, dans ces mondes virtuels auxquels nous invite le capitalisme néo-libéral.

Lionel Richard, profond connaisseur de la culture allemande, nous invite à faire retour sur la crise des années 30 pour mieux éclairer celle que nous traversons. Loin de tirer les leçons de ce que furent ces années, nos politiques, économistes, banquiers, etc. ne les utilisent que comme un « réservoir de vieilles médications ».

Enfin Gilbert Meynier, dans un texte qui fait écho aux deux numéros que nous avons consacrés aux « printemps arabes », analyse le livre de François Pouillon et Jean-Claude Vatin, Après l’orientalisme. L’Orient créé par l’Orient), indispensable mise au point sur cette importante question.

Le présent numéro se clôt sur les rubriques trimestrielles habituelles et nos notes de lecture.

Raison Présente.