Blasphème contre laïcité

Un enseignant d’arts plastiques du collège François Villon de Mulhouse avait organisé le 8 janvier un débat en classe et avait montré des caricatures du prophète. Le chef d’établissement a écouté les plaintes de parents musulmans et fait écrire des lettres de dénonciation par les élèves. Sans même entendre l’intéressé, le recteur a tranché, le 12 janvier, par une sanction lourde : quatre mois de suspension.

Ce n’est que le 21 janvier, après une grève massive des enseignants mulhousiens, qu’une enquête a été menée : elle lave le professeur de toute faute. Le 22 janvier le recteur a été contraint d’annoncer à l’enseignant que la sanction est levée.

Voilà ce qui se passe dans un département qui ne bénéficie pas des lois laïques et où le délit de blasphème existe encore. Est-ce que cela peut durer ?