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Courrier du bureau de l'UR à la FHE. |
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Écrit par Gérard Fussman, Secrétaire général de l'Union Rationaliste
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19-03-2005 |
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L'Assemblée Générale annuelle de l'Union rationaliste, réunie à Paris le 19 mars 2005, a approuvé les contacts pris avec G. Liénard et décidé de renforcer nos liens avec la Fédération humaniste européenne (FHE), à laquelle nous sommes maintenant adhérents et dont il est le président.
L'Union rationaliste désirerait que la FHE évoquât avec le président de la Commission européenne les points suivants ;
- refus de donner aux églises et aux organisations religieuses un statut privilégié dans l'Union européenne. Les organisations religieuses n'ont pas à bénéficier d'un " plus " par rapport aux organisations laïques ou non confessionnelles. Nous ne leur reconnaissons aucune supériorité morale, aucune transcendance.
- pour cette raison nous refusons que l'école serve de relais aux églises. La liberté de pensée et d'exprimer sa pensée suppose le refus de l'endoctrinement, religieux ou politique, des enfants. Ni l'église ni les organisations politiques n'ont leur place à l'école.
Nous protestons contre la violation de la liberté de conscience dans tous les pays européens où il faut déclarer sa religion et éventuellement son absence de religion pour être dispensé de payer la taxe d'église. Cette déclaration est dans les faits une tentative d'intimidation vis-à-vis de tous ceux qui n'appartiennent pas à la religion dominante et peut devenir un moyen de discrimination en fonction des opinions professées.
Nous protestons contre les mesures effectives de discrimination dans les pays de l'UE où écoles, services sociaux et de santé sont confiés à des organisations religieuses ou se déclarant telles. De fait et parfois de jure cela correspond à des interdictions professionnelles vis-à-vis de ceux qui n'appartiennent pas à ces organisations et les prive des services pourtant subventionnés par l'Etat qu'elles sont censées rendre et que parfois elles rendent.
Nous protestons contre toutes les mesures de restriction de liberté prises sous la pression des organisations religieuses, et en particulier contre les limitations du droit à l'avortement non fondées sur le souci de préserver la santé de la future mère et les lois contre le blasphème.
Nous demandons enfin aux services juridiques de la Commission de vérifier si les concordats passés entre le Vatican et de nombreux Etats à majorité supposée catholique ne violent pas le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Pour l'Union rationaliste
Gérard Fussman
Secrétaire Général
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