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ROGER FOURME
Pour une embellie durable de la recherche Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Roger Fourme   
01-09-2007
Index de l'article
Pour une embellie durable de la recherche
La nécessité de la recherche
Bref état des lieux
Les acteurs de la recherche
Financement
Gouvernance, responsabilité, efficacité
Le système dual
Déclin et renouveau
Abréviations

Gouvernance, responsabilité, efficacité

N
otre système de recherche est complexe. La juxtaposition des structures, la multiplication des passerelles et des liaisons entre elles, l’empilement des niveaux de décision, le flou artistique des responsabilités à chaque niveau se fait sur fond d’un rôle très important de l’État. De nouvelles strates sont venues s’ajouter aux anciennes sans les remplacer : RTRA, Pôles de compétitivité, PRES etc. Les Universités sont gérées de manière centrale, même si le système des contrats quadriennaux État-Université a défini plus clairement les engagements respectifs. Les Directeurs des organismes de recherche sont désignés par l’État, et il est inconcevable que des responsables des grandes opérations de recherche n’aient pas le label direct ou indirect de l’État. L’accord sur la construction et les implantations de grandes infrastructures nécessite l’accord d’un très grand nombre de personnes et de partenaires, et des négociations multiples et longues.

Le caractère particulier de nos structures, leur multiplicité et leur imbrication se moule très mal dans les critères sur lesquels reposent les analyses de l’Université de Shanghai qui, dans ces conditions, donnent une image déformée de la situation de la France en matière de recherche et d’universités.

Une des clés des améliorations à apporter est de redonner du sens à la notion de responsabilité avec une réelle capacité de choisir, d’agir et d’assumer les conséquences des choix faits, par conséquent de préférer le contrôle a posteriori (qui juge sur résultats) au contrôle a priori (qui encadre tout et prévient par avance tous les manquements possibles). Ceci contribuerait à redonner du temps au personnel scientifique, et notamment aux responsables, pour qu’ils retrouvent les fondamentaux de leur métier au lieu d’un amoncellement kafkaïen de tâches disparates, déqualifiées et exécutées trop souvent sans formation suffisante et sans appui technique, la préoccupation grandissante étant de trouver de l’argent et de rendre compte de son utilisation. Dans ce contexte, la question de « l’autonomie » de l’Université serait celle du rôle et des prérogatives de l’équipe de direction et des conseils, la mise en place des outils et des moyens permettant d’exercer cette responsabilité et de construire, dans le respect du cadre national des diplômes notamment, une véritable politique d’établissement.



 

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