| Pour une embellie durable de la recherche |
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| Écrit par Roger Fourme | |
| 01-09-2007 | |
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Financement
F inancement récurrent, financement contractuel ? La bonne combinaison compte tenu de la réalité française pourrait être d’associer deux composantes : une part nettement majoritaire (2/3) de financement récurrent permettant de prévoir, planifier et mener des projets sur le long terme et garder une recherche coordonnée de manière souple au plan national de sorte que la veille scientifique soit assurée à peu près partout et qu’un pan de connaissances qui s’avèrera plus tard essentiel ne soit pas abandonné. Il conviendrait de laisser une part minoritaire au financement sur projet, en général « blanc » (c’est à dire non-fléché), avec le corollaire d’une véritable évaluation. La réponse du milieu scientifique, en nombre et qualité de projets, aux appels d’offre de l’ANR manifeste le dynamisme intact des équipes et exprime un besoin, et pas seulement l’instinct de survie. Mais hypertrophier le budget de l’ANR — pour aller vers une recherche sur projets, sans schéma d’ensemble, étroitement pilotée par des besoins à court terme, mise en musique par l’État et liquidant les organismes — ferait imploser le système. Il faut arriver à concilier un socle de stabilité avec la réceptivité et la réactivité aux bonnes idées.
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CR290 - Pour une embellie durable de la recherche 





