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À l’occasion du tricentenaire de sa mort
Pierre Bayle
est né le 18 novembre 1647 au Carla, dans la province de Foix, d’une
famille bourgeoise protestante. Le foyer pastoral possède une vigne,
un potager, quelques champs, et mène une vie modeste. Il est difficile,
de nos jours, d’imaginer les différences qui, au milieu du
xviie siècle, séparaient un coin perdu du Comté de
Foix non pas seulement de Paris, mais simplement d’un bourg d’importance
comparable à la sienne situé au nord de la Loire. L’économie
était encore essentiellement une économie de subsistance,
quasi médiévale. Toute la population parlait occitan ; le
français n’était employé que par les notables,
et les protestants le comprenaient au moins approximativement grâce
à la liturgie et aux sermons qu’ils entendaient, s’ils
étaient très pratiquants, deux fois par semaine.
Dans les dernières
années qui précèdent la révocation de l’Édit
de Nantes, l’Eglise multiplie les conversions. En 1669, Bayle abjure
et devient catholique ; aussitôt, sa famille rompt tout contact avec
lui, mais une pension assurée par l’évêque délivre
l’étudiant en philosophie qu’il est alors de tout souci
matériel. En 1670, Bayle est reçu bachelier ès Arts
en soutenant solennellement des thèses dédiées à
la Vierge, mais quinze jours plus tard il abjure le catholicisme et revient
au protestantisme. C’était un crime majeur et Bayle doit gagner
Genève à grandes étapes, car il se trouve sous le coup
d’un récent arrêt du Conseil qui condamnait les relaps
à l’amende honorable, au bannissement et à la perte
de tous leurs biens, tout en commençant par leur infliger un emprisonnement.
À Genève il reçoit un enseignement philosophique et
théologique où le protestantisme traditionnel commençait
à s’imprégner de rationalisme cartésien. De 1672
à 1675, Bayle est précepteur dans de grandes familles réformées
de Suisse et de France ; enfin il obtient une chaire de philosophie à
l’Académie protestante de Sedan, où le protestantisme
est encore toléré. En 1681, l’Académie est fermée
à son tour et Bayle part pour Rotterdam, dans ces Provinces-Unies
qui passaient pour la terre de la liberté. Il y enseigne l’histoire
et la philosophie, mais surtout il s’instruit. De France, il apportait
un manuscrit qu’il publie en 1682 sous le titre Lettre sur la
comète. Repris et augmenté, le texte reparaît en
1683 sous le titre Pensées diverses sur la Comète :
c’est un pamphlet contre les superstitions qui établit sa réputation
[2].
Les Pensées
diverses cherchent à détruire la croyance populaire attachée
au passage des comètes : il s’agit d’un phénomène
de la nature et l’homme a bien de la présomption à croire
que le mouvement des astres puisse être réglé pour lui
et pour lui annoncer, par exemple, le présage de quelque catastrophe.
Bayle insiste sur l’idée que si la croyance aux présages
est si répandue, c’est qu’elle procède d’une
faiblesse essentielle de la nature humaine ; l’idolâtrie, contraire
à la raison humaine, se trouve cependant conforme à sa nature.
Selon son humeur, Bayle enrichit son thème par des réflexions
digressives qui occupent des chapitres entiers et annoncent la philosophie
des Lumières : critique de la Tradition et de l’Autorité,
revendication du libre examen critique, primauté de l’expérience
et de l’esprit scientifique, négation du miracle. Une des digressions
prend les dimensions d’un traité. Une croyance largement répandue
voulait que Dieu ait formé les comètes afin de détourner
les païens de l’athéisme ; pour combattre ce préjugé,
Bayle consacre de nombreux chapitres à une réhabilitation
des athées. Il soutient qu’au point de vue social, les athées
ne sont pas forcément corrompus et qu’ils peuvent se conduire
aussi bien que les païens et même, en fait, que les chrétiens.
Bayle ose affirmer qu’une société d’athées
serait parfaitement viable, car la foi n’influe pas sur la moralité
et que la morale est indépendante de la religion : « Dans
ce monde on ne se conduit pas selon les lumières de la conscience
» (§ 134). Bayle affirme que ce qui maintient la société,
ce n’est pas la religion, ce sont les lois, l’éducation,
les sentiments sociaux. Cette idée, sans cesse reprise au xviiie
siècle, est au point de départ de toute morale laïque
; aussi ne compte-t-on pas les réfutations dont Bayle, voué
aux gémonies par l’Église catholique, fut l’objet
dans les cinquante années qui suivirent sa mort.
La révocation
de l’Édit de Nantes (1685) revêt pour Bayle un aspect
tragiquement personnel. Pour atteindre le pamphlétaire exilé,
le pouvoir n’hésite pas à faire jeter en prison, sans
l’ombre d’un prétexte, son frère Jacob qui y meurt
après seulement quelques mois. Bayle exprime alors sa douleur et
son indignation dans un violent pamphlet intitulé Ce que c’est
que la France toute catholique sous le règne de Louis le Grand
(1686) [3]. La même année, il lance de son exil hollandais
le premier grand livre paru en France contre l’intolérance
religieuse : Commentaire philosophique sur ces paroles de Jésus-Christ
: Contrains-les d’entrer. Où l’on prouve, par plusieurs
raisons démonstratives, qu’il n’y a rien de plus abominable
que de faire des conversions par la contrainte, et où l’on
réfute tous les sophismes des convertisseurs à contrainte,
et l’apologie que St. Augustin a faite des persécutions [4]
.
Ce long titre
présente bien le problème et les enjeux de la tolérance
religieuse depuis la révocation de l’Édit de Nantes.
Pour justifier les persécutions contre les protestants, les partisans
de l’intolérance religieuse invoquaient généralement
la parabole évangélique du Festin de Noces (Luc 14.15-24)
: un maître de maison donne un grand repas mais il est délaissé
par ses invités qui ont tous une excuse pour ne pas venir. Il ordonne
alors à son serviteur : « Va dans les chemins et le long
des haies, et ceux que tu trouveras, contrains-les d’entrer, afin
que ma maison soit remplie ». L’interprétation donnée
par l’Église catholique de cette parabole constitua le fondement
théorique de l’intolérance du ve jusqu’au xviiie
siècle.
C’est
saint Augustin qui, face aux multiples hérésies dont il fut
le témoin et l’ardent pourfendeur, a invoqué le premier
la parabole citée, dont il comprenait l’injonction «
Contrains-les d’entrer » au pied de la lettre, pour
ramener de force les hérétiques. Selon lui, la contrainte
n’entraîne pas automatiquement la conversion, mais elle fait
contrepoids à l’opiniâtreté d’un esprit
qui refuse d’entendre la vérité [5]. Ainsi comprise,
la contrainte n’est pas la négation de la liberté mais
doit au contraire la rendre efficace en levant les obstacles psychologiques
(elle fait sauter un verrou, en quelque sorte) : « Vous ne devez
pas considérer la contrainte en elle-même, mais la qualité
de la chose à laquelle on est contraint, si elle est bonne ou mauvaise.
Non pas que quelqu’un puisse devenir bon malgré lui, mais la
crainte de souffrir ce qu’il ne veut pas ou bien le fait renoncer
à l’opiniâtreté qui le retenait ou bien le pousse
à reconnaître la vérité qu’il ignorait.
Par suite, cette crainte le conduit à rejeter le faux qu’il
défendait ou à chercher le vrai qu’il ne connaissait
pas. Il en arrive ainsi à s’attacher volontairement à
ce dont il ne voulait pas tout d’abord »[6] .
Pour saint Augustin,
il va de soi que l’Église catholique est dans la vérité,
aucun doute n’est permis là-dessus. La persécution qu’elle
fait subir aux hérétiques est donc légitime, alors
que la persécution qu’elle subissait aux premiers siècles
par les Romains ne l’était pas : « Si nous voulons
nous en tenir à la vérité, nous reconnaîtrons
que la persécution injuste est celle des impies contre l’Église
du Christ ; et la persécution juste est celle de l’Église
du Christ contre les impies […]. L’Église persécute
par amour, les autres par la haine ; elle veut ramener, les autres veulent
détruire ; elle veut tirer de l’erreur, et les autres y précipiter.
L’Église poursuit ses ennemis et ne les lâche pas jusqu’à
ce que le mensonge périsse en eux et que la vérité
y triomphe […]. Pendant que nous travaillons à leur procurer
le salut éternel, ils s’efforcent de nous ôter le salut
en ce monde »[7] .
Le Commentaire
philosophique de Bayle critique vigoureusement l’interprétation
augustinienne de la parabole évangélique ainsi que la littérature
de propagande catholique – les « sophismes des convertisseurs
à contrainte » – qui s’y réfère pour
justifier la répression du protestantisme. Bayle est, dans l’histoire
des idées, l’un des premiers auteurs à ébranler
l’opinion classique selon laquelle la tolérance est un signe
de faiblesse. Pour donner une idée de la façon dont la tolérance
est majoritairement entendue à cette époque, il suffit de
citer la définition qu’en donne la première édition
du Dictionnaire de l’Académie française en 1694
: « Condescendance, indulgence pour ce qu’on ne peut empêcher
». Au sens strict du terme, on ne tolère donc que ce qu’on
n’approuve pas, a fortiori ce qu’on désapprouve,
ce qui apparaît comme un mal. Jusqu’au 18e siècle, l’intolérance
religieuse apparaît fondée en raison. Premièrement,
parce que tolérer toutes les opinions, signifie se déclarer
complice de la fausseté et de l’erreur. Deuxièmement
parce qu’il s’agit d’une question de salut : en effet,
l’hérétique est promis à la damnation éternelle
et il faut le protéger contre lui-même et protéger l’ensemble
de la communauté du risque de contagion qu’il représente.
Le devoir d’un bon catholique consiste donc à dessiller les
yeux de ceux qui s’aveuglent, à ramener dans la voie droite
ceux qui dévient. L’amour du prochain bien entendu commande
qu’il ne faut pas abandonner les consciences quand on sait que la
vérité est une, et que de la connaissance de la vérité
dépend le salut éternel. Enfin, il y va de la gloire de Dieu
: l’hérésie est une offense, un blasphème vis-à-vis
de Dieu, un crime de lèse-divinité. Bref, le devoir et la
charité défendent d’être tolérant ; les
« tolérantistes » ne sont que des esprits forts qui professent
l’indifférence des religions.
Ce que Bayle
apporte de nouveau dans le débat, c’est une approche de la
tolérance conçue comme une valeur positive. Faire preuve de
tolérance, c’est admettre que quelqu’un ne change pas
d’idée s’il est persuadé de la vérité
de ce qu’il croit : « On doit travailler à la conversion
de ceux qu’on croit dans l’erreur, avec tous les soins possibles,
par instructions, et par disputes charitables et tranquilles, […]
par prières envers Dieu […]. Mais si tout cela ne persuade
point, bien loin de les presser à changer de profession, on doit
leur dire qu’ils feraient fort mal de le faire pendant qu’ils
ne sont pas éclairés » (II, 4).
Ce passage introduit
le thème qu’il n’y a pas de mal plus grand que celui
qui consiste à renier sa conscience. Car le critère ultime
de la vérité pour l’homme, c’est sa conscience.
Tout ce qu’il fait contre ce qu’elle lui dicte est un péché.
Bayle nie que Dieu exige de l’homme une connaissance absolue de la
vérité, à laquelle la nature humaine en tout cas est
inapte. En vue du salut, la vérité relative suffit, autrement
dit le sentiment intérieur que nous avons de suivre la vérité.
Bayle revendique les droits de la « conscience errante » : comme
les hommes ne sont pas capables d’accéder à la vérité
absolue, la conscience qui se trompe de bonne foi doit bénéficier
des mêmes droits que celle qui est dans le vrai : « Dans
la condition où se trouve l’homme, Dieu se contente d’exiger
de lui qu’il cherche la vérité le plus soigneusement
qu’il pourra, et que croyant l’avoir trouvée, il l’aime
et y règle sa vie ». Dans le domaine de la croyance, seule
la sincérité de la conviction – qui peut être
la même chez un orthodoxe et un hérétique – permet
d’évaluer et de valider la foi. Bayle ne cesse d’insister
sur l’idée que « dès aussitôt que l’erreur
est ornée des livrées de la vérité, nous lui
devons le même respect qu’à la vérité »
(II, 10).
L’idée
de tolérance lui attire l’hostilité de son ancien protecteur
Jurieu (1637-1713), professeur de théologie exilé comme Bayle
à Rotterdam, aussi intolérant que ses adversaires. À
l’instar de Louis XIV, Jurieu n’admet qu’une religion
d’Etat, unique et obligatoire. Mais, selon lui, ce devrait être
la religion réformée. Entre Jurieu et Bayle, c’est une
bataille de libelles et d’insultes pendant laquelle Jurieu finit par
obtenir (1693) la destitution de son ancien ami accusé d’impiété
et même d’athéisme. Privé de sa chaire, vivant
pauvrement, Bayle se consacre alors à sa grande œuvre, le
Dictionnaire historique et critique (1697, 2e éd. 1702). Dès
la sortie du premier volume, tous les adversaires de Bayle se coalisent
contre lui pour l’accuser d’impiété. En effet,
dans ce Dictionnaire historique et critique, il s’en prend
à toutes les idées reçues dans le domaine de la philosophie,
de l’histoire, de la religion. Il fait porter sa critique sur tout,
et cela déplaît naturellement à tout le monde. Il a
donc contre lui, à partir de ce moment-là, et les catholiques
et les protestants, et il passe les dernières années de sa
vie dans une persécution continuelle.
Entreprise purement
érudite et méthodologique à l’origine, le Dictionnaire
est un recueil d’articles concernant des noms propres historiques
ou géographiques. Bayle suit une mode, celle des dictionnaires, qui
fleurissent alors [8]. Conçu initialement comme un simple répertoire
de rectifications, comme un dictionnaire des erreurs, il a pour objet de
corriger, par un examen critique, les erreurs couramment admises [9]. Les
articles, somme toute assez brefs, dressent un état de la question
; l’essentiel est dans les « remarques », très
abondantes, souvent vingt à quarante fois plus longues que le texte
lui-même (au total, pour quelque 2000 articles, environ 10000 remarques).
L’écriture d’un tel ouvrage porte l’art de la digression
à son plus haut degré : elle aborde un point essentiel là
où on s’y attend le moins. Ce procédé ingénieux
pour dissimuler la hardiesse de la pensée sera repris dans l’Encyclopédie.
De cette énorme compilation se dégagent deux impressions d’ensemble.
C’est d’abord l’idée des fautes et des crimes dont
regorge l’histoire humaine. Presque à chaque nom surgit le
souvenir d’une illusion, d’une erreur, d’une fourberie
ou même d’un crime. En second lieu, c’est un scepticisme
à peu près total. La contradiction perpétuelle des
témoignages donne l’impression que les doctrines opposées
sont également incertaines : Bayle prédispose son lecteur
à un scepticisme critique envers toute doctrine religieuse et métaphysique
mais non à l’égard de la raison elle-même, merveilleux
instrument de démystification et de critique. Le doute de Bayle est
certes exposé par une écriture sceptique, qui confronte les
citations et fait se choquer les autorités ; mais c’est cependant
le doute méthodique de Descartes bien plus que le scepticisme généralisé
d’un Montaigne. Une telle conviction conduisait à revendiquer
la tolérance et la liberté de penser. Si le droit à
l’erreur, écrit Bayle, n’est pas accordé aux hommes,
le monde deviendra un coupe-gorge.
Le retentissement de l’ouvrage fut énorme. On raconte qu’en
1715 les lecteurs faisaient la queue à la Bibliothèque royale
pour consulter le fameux dictionnaire. Plusieurs générations
de rationalistes viennent y chercher les armes que Bayle avait rassemblées
; ils y puiseront non seulement une information incomparable, mais aussi
des leçons de tactique, d’habileté, pour faire triompher,
malgré la censure, l’esprit de raison.
Bayle a apporté un ton nouveau dans la pensée de la fin du
17e siècle. Il sait parler légèrement des choses sérieuses
et difficiles, mêler anecdotes amusantes et polémiques ardues.
Ses lecteurs lui furent reconnaissants de rendre accessibles au profane
les débats d’idées qui restaient trop souvent le privilège
des professionnels. Bayle fit des idées quelque chose d’excitant
; il apprit à ses lecteurs à jouer avec elles comme avec des
fruits à demi défendus. Avec Bayle, la philosophie sort des
sommes et des traités ; elle s’écrit dans les marges
d’un pamphlet religieux, dans les comptes rendus journalistiques d’une
revue, dans les remarques d’un dictionnaire. Elle devient essentiellement
critique.
Les dernières
années de sa vie sont occupées par des controverses religieuses,
car le Dictionnaire avait déchaîné, en milieu
protestant, des polémiques aussi vives que parmi les catholiques.
Après une deuxième édition (1701) Bayle meurt, la plume
à la main, à la fin de l’année 1706. Son isolement
grandissant n’avait pas nui à sa célébrité
qui était déjà immense.
[2] Pensées diverses sur la comète, éd.
A. Prat et P. Rétat, Paris, Droz, 1994 (1ère éd. 1911-12),
2 vol. (épuisé). Voir aussi le recueil intitulé Pensées
sur l’athéisme, éd. J. Boch, Paris Desjonquères,
2004.
[3] Ce que c’est que la France toute catholique sous
le règne de Louis le Grand, éd. É. Labrousse, Paris,
Vrin, 1973.
[4] Les deux premières parties de cet ouvrage ont été
rééditées par J.-M. Gros sous le titre De la tolérance,
Paris, Presses-Pocket, 1992 (épuisé).
[5] Le mot « opiniâtreté » revient
souvent dans la controverse de cette époque : un opiniâtre,
c’est celui qui, ayant été convaincu de la vérité,
persévère dans ses pensées coupables. Quand les catholiques
reprochent aux protestants leur opiniâtreté, il s’agit
d’une perversion tant morale que religieuse qui ne saurait être
tolérée.
[6] Saint Augustin, Lettre 93 à Vincent (408 apr. J.-C.).
[7] Saint Augustin, Lettre 185 à Boniface (417 apr.
J.-C.).
[8] Outre les premiers dictionnaires du français moderne,
ceux de Richelet (1680) et de Furetière (1684), celui de l’Académie
(1694), il faut mentionner le Grand dictionnaire historique de Louis Moréri,
constamment réédité et augmenté à partir
de 1674.
[9] Cf. les erreurs qu’on trouve encore aujourd’hui
dans les encyclopédies, les manuels, etc. et sur Internet!
Bibliographie succincte :
Bost, Hubert, Pierre Bayle, Paris, Fayard, 2006.
Bost, Hubert, Pierre Bayle et la religion, Paris, PUF, 1994.
Labrousse, Élisabeth, Pierre Bayle. Du pays de Foix à la cité
d’Érasme, Dordrecht, M. Nijhoff, 1985 (1ère éd.
1963).
Labrousse, Élisabeth, Pierre Bayle. Hétérodoxie et
rigorisme, Paris, Albin Michel, 1996 (1ère éd. 1964).
Un site est dédié à Pierre Bayle : http://www.lett.unipmn.it/~mori/bayle/
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