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Invité : Arkan Simaan, professeur de physique, auteur de plusieurs ouvrages d’histoire de la physique.
Radio
Libertaire Le 14 décembre
Notre
invité de ce soir est Arkan Simaan, professeur
de physique dans un lycée de la région parisienne, auteur
de plusieurs ouvrages très vivants d’histoire de la physique
et qui vient d’aborder tout récemment le roman historique.
Arkan Simaan, votre vie, déjà, est un roman puisque,
né au Liban, vous avez émigré à l'âge
de deux ans avec votre famille vers le Brésil où vous
êtes resté assez longtemps pour atteindre l'université
de Sao Paulo et y commencer des études de physique qu’il
vous a fallu interrompre en 1970 quand vous avez dû fuir la
dictature militaire.
Vous poursuivez vos études en France puis vous partez en Algérie
enseigner pendant onze ans dans le cadre de la coopération
culturelle.
De retour en France, vous passez l'agrégation de physique en
1994 et vous enseignez au lycée depuis cette date. Mais cette
activité d’enseignement n’épuise pas votre
énergie puisque vous participez activement à la préparation
de rencontres scientifiques et culturelles et que vous animez des
stages et des conférences destinés aux professeurs de
physique.
Et puis vous écrivez ! D’abord « L'Image du Monde
des Babyloniens à Newton » puis « De Newton à
Einstein » ; ou « La science au péril de sa vie
– les aventuriers de la mesure du monde » qui a obtenu
un « Prix spécial du livre d'astronomie » ; ou
« Vénus devant le Soleil » en 2004 ; et, cette
année 2007, chez l’Harmattan, un roman historique «
L'écuyer d'Henri le Navigateur ». Vous avez évoqué
aussi l’obscurantisme de l’Eglise catholique dans un article
des Cahiers rationalistes intitulé « Cette sentence vous
fait plus peur qu'à moi-même : Giordano Bruno »
(février 2000)
.
Notre émission ne manquera donc pas de matière.
1. Je vous propose de la commencer par votre écuyer d’Henri
le Navigateur qui nous plonge dans le Portugal du début de
ce XVe siècle qui se terminera par les grandes découvertes
maritimes : du Portugais Vasco de Gama atteignant l’Inde par
le Cap de Bonne espérance (1497) tandis que, pour l’Espagne,
le Génois Christophe Colomb avait rencontré l’Amérique
5 ans plus tôt en traversant l’Atlantique (1492). Les
exploits d’Henri sont précurseurs, puisque c’est
lui qui commença cette descente de l’Atlantique jusqu’à
dépasser le cap Bojador à hauteur du Sahara qui marquait
la limite de la navigation à l’époque, en découvrant
Madère au passage. On lui doit aussi les premiers comptoirs
commerciaux sur cette côte africaine et le début de la
traite des noirs. Cette fin du Moyen-Âge qui voit l’issue
de la Reconquista espagnole sur les musulmans en même temps
que, à l’inverse, la prise de Constantinople par l’Empire
Ottoman en 1453 qui marque la fin du Moyen-Äge, est toujours
sous le choc des civilisations chrétiennes et musulmanes et
l’homme d’aujourd’hui est stupéfait, quelles
que soient ses croyances, par le caractère brutal, archaïque,
et superstitieux des religions de ce temps-là. Vous aurez beaucoup
de choses intéressantes à nous dire sur cet Henri, prince
du Portugal.
2. Ce goût pour les aventures et les voyages, vous l’avez
manifesté dans vos récits de découvertes scientifiques
et, dans la deuxième partie de cette émission, nous
survolerons certaines d’entre elles.
3. Enfin, pour utiliser votre expérience, nous vous demanderons
si l’enseignement de l’histoire des sciences vous semble
une bonne chose dans les programmes des lycées et collèges
et s’il est facile de l’introduire.
Mais d’abord,
Arkan Simaan, qui était Henri le navigateur ?
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