Menu Content/Inhalt
Accueil arrow Culture arrow Médias arrow Réagissez au discours de Nicolas Sarkozy au Latran !
Association
Tribunes
Culture
Dossiers
Documents
Liens
Aucun mot-clé associé
Réagissez au discours de Nicolas Sarkozy au Latran ! Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Le bureau de l'Union rationaliste   
21-01-2008
Index de l'article
Réagissez au discours de Nicolas Sarkozy au Latran !
Modèle proposé par Hélène Langevin-Joliot, présidente de l'Union rationaliste
Lettre envoyée par Bernard Graber, secrétaire général de l'Union rationaliste
Lettre envoyée par Edouard Brezin, membre du CA de l'Union rationaliste
Lettre envoyée par Jean-Claude Bossard, membre du CA de l'Union rationaliste
Autres courriers

 

 

 


 Monsieur le Président  

 Citoyenne de ce beau pays de France, je suis de celles qui ne savent pas si Dieu existe mais je crois fermement qu'il n'existe pas. J'ai le respect des valeurs de la République sans avoir besoin de Dieu. Comment pouvez-vous, Monsieur le Président, me priver de spiritualité et dire que mon existence n'a pas de sens parce que athée ?

 Les non croyants ont une morale, ils ne tuent ni ne mentent plus que les croyants. Comment pouvez-vous imaginer qu'un pasteur ou un curé puisse aider à construire un citoyen responsable. Je n'ai qu'une espérance bien terrestre : celle que le Président de tous les français respecte notre République laïque en séparant le domaine du privé, les religions, du domaine public, la gestion démocratique de l'État. Le socle républicain est simple Liberté Egalité Fraternité ce qui implique la liberté d'expression et la séparation de l'Église et de l'État.  

 Dans votre discours du 20 décembre à Rome vous méprisez les piliers de la culture française. Est-ce falsification ou oubli ? Ou sont passées vos obligations constitutionnelles ? Sûrement pas dans la glorification du baptême de Clovis.  

 Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'expression de ma parfaite considération.  

 Françoise de Sugny, membre de l'Union rationaliste   

 


   

  Monsieur le Président,  
    
 Je suis plutôt de gauche, athée, et donc très attachée à notre loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.  
    
 J'ai lu votre livre publié en 2004 sur la République et les religions, cela ne m'a rien laissé augurer de bon. Je ne croyais pas toutefois que vous iriez aussi loin, que vous utiliseriez votre fonction et les privilèges qui lui sont adjoints pour trahir une grande partie, peut-être la majorité des citoyens français.  
    
 Pendant votre visite au Vatican vous avez parlé de la France comme d'une nation chrétienne, de la supériorité des prêtres sur les instituteurs, de l'espérance …de la spiritualité qui serait détenue par les seules églises, et autres billevesées…De quel droit ?  
    
 Nous, les « non croyants », nous croyons à beaucoup de choses, en particulier à la possibilité de changer, d'évoluer, pour la société, pour l'être humain. Faut-il redire encore une fois que la spiritualité n'est pas réservée aux religions ? Nous aussi, qui nous référons à notre intelligence, à notre raison, sommes capables d'imaginer et de travailler pour que les choses changent.  
    
 Depuis longtemps déjà cette loi de 1905 que j'évoquais plus haut subit des attaques, des remaniements, des aménagements, et nous savons bien que beaucoup voudraient la supprimer. Mais après vos interventions au Vatican, ensuite en Arabie Saoudite, le doute n'est plus permis. Il me semble cependant que pendant votre campagne électorale, l'an dernier, vous aviez dit que la laïcité serait préservée. Un reniement de plus..  
    
 Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes sentiments les meilleurs.  
    
 Jacqueline FICHET, Aix-en-Provence  
    
 

 



 

 

Monsieur le Président de la République ,  

    

 J'ai voté pour vous , pour votre programme politique et économique . J'ai beaucoup apprécié la nouvelle dynamique que vous avez donnée à l'action du Président de la République.   

 Cependant les derniers discours que vous avez prononcés tant à Rome qu'en Arabie Saoudite m'ont profondément choqué : vous avez exprimé en public et avec force vos convictions religieuses et cela est pour moi inconvenant venant du Président de la République qui se doit de réserver l'expression de ses convictions religieuses à son intimité. Ce n'est pas parce que dans ce domaine vos prédécesseurs sont déjà allés trop loin qu'il faut les dépasser! 

 Ainsi vous répétez à tout venant une formule qui semble la pierre angulaire de votre pensée :"les racines chrétiennes de la France"  

 Désolé, mais les racines de la civilisation et de la culture française et européenne sont grecques et latines: notre écriture est latine , notre droit dérive du droit romain écrit , notre architecture doit d'abord aux constructeurs romains , l'invention de la philosophie et la découverte des mécanismes de la démarche scientifique nous les devons aux grecs. L'expérience consciente de la démocratie , ce sont les grecs et les romains. Alors le christianisme : grâce à la conversion cynique de l'empereur Constantin, assassin de son fils et de sa femme, il s'est installé dans l'appareil de l'état romain et n'a cessé depuis d'utiliser cette organisation pour asseoir et développer son pouvoir. Si vous voulez continuer d'utiliser une métaphore arboricole le christianisme n'est donc pas une racine , mais plutôt une branche. Et pour moi ce n'est qu'une branche et qui s'étiole.

 J'ai été étonné par le mépris et l'ignorance que vous manifestez à l'égard de la pensée libre et de la pensée athée. Aussi quand je vous entend insister sur les"racines chrétiennes " , j'y vois une menace grave pour ma propre liberté par un retour à un pouvoir étouffant des églises tels que l'ont connu l'Ancien Régime, la Restauration, le Second Empire ou même le régime honteux de Vichy.   

 En conclusion ,si vous renouvelez vos positions cléricales de combat, je ne pourrai plus voter pour vous. 

 Je vous prie ,Monsieur le Président de la République, de bien vouloir agréer l'expression de ma haute considération,  

   
 C.-H. G., Paris  

    


 

 

Monsieur le Président, 
 
 

J’ai attendu quelque temps après vos discours de Latran et de Ryad, espérant que vous prendriez conscience des énormités énoncées à ces deux occasions. Hélas rien n’étant venu corriger le tir je vous fais part ici de ma consternation.

Il est un proverbe marseillais qui dit : « les promesses rendent les couillons joyeux ».Serait-ce parce que vous êtes conscient que tout ce que vous avez promis aux Français n’était que paroles, et que vos engagements les plus démagogiques ne pourront être tenus, que vous nous parlez aujourd’hui d’Espérance. Je pense que cela ne vous coûte rien de parler d’Espérance en un monde meilleur, après la vie. Beaucoup de Français, comme moi, sont athées ou agnostiques. Cela ne nous empêche pas de croire en l’Etre Humain.

D’ailleurs, si je crois en l’Etre Humain ,ça n’est pas grâce au catéchisme mais bien grâce à mon instituteur qui m’a inculqué les valeurs de la République, valeurs qui continuent à être applicables et appliquées aujourd’hui.

Je pratique l’accompagnement de fin de vie au sein d’une association laïque.  Pour moi, l’Espérance, la vraie, est celle que l’on peut convertir en réalité. Ainsi chaque fois qu’un individu qui va bientôt terminer son chemin nous sourit, ce simple sourire est l’aboutissement, la récompense d’une Espérance, bien réelle celle la.

Nous sommes nombreux qui, sans être croyants au sens où vous l’entendez, défendons une valeur encore plus importante, valeur que vous paraissez avoir oubliée, si vous l’avez jamais connue. Cette valeur c’est la Dignité. Et je pense que vos prédécesseurs, au poste que vous occupez doivent être bien tristes ou se retourner dans leur tombe. Monsieur, vous n’êtes pas digne de représenter la France et les Français.

J’espère que la vie, les circonstances ou, dans le pire des cas, les électeurs dans cinquante deux mois vous le feront comprendre.

Acceptez, Monsieur le Président,  l’expression de ma parfaite considération.  

 

                                                                                      Max TRINQUART, St-Just-en-Chevalet


    

    
  



 

Actes du colloque 2007

Raison Présente n°161
Raison Présente n°161
13,50€
Commander

Parutions

Les Cahiers Rationalistes n°594
Les Cahiers Rationalistes n°594


Raison Présente n°165
Raison Présente n°165


Voir le panier
Votre panier est actuellement vide.