| Réagissez au discours de Nicolas Sarkozy au Latran ! |
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| Écrit par Le bureau de l'Union rationaliste | |
| 21-01-2008 | |
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Page 5 sur 6 Monsieur le Président, Votre engagement en faveur des religions, exprimé dans votre discours de Rome et au cours de votre visite en Arabie, m’inquiète particulièrement. Je n’ai pas besoin de ces dieux, tous uniques, que les hommes ont inventés au cours de l’histoire de l’Humanité ; il en naîtra d’autres à la faveur de nouveaux prophètes ou gourous. De nouvelles religions naissent, qui demandent déjà à être reconnues et à bénéficier des considérations et privilèges réservés aux plus puissantes et plus anciennes. Reconnaître officiellement ou favoriser quelques unes d’entre elles ne pourra qu’exacerber les haines et esprits de revanche. Ces dogmes ne peuvent - au 21ème siècle - être les seuls à prétendre à la spiritualité et imposer à tous leur morale ou façon de vivre. Parce que je ne crois pas, je serais donc dénué de cette spiritualité que les prêtes, imans, rabbins ou prédicateurs de sectes ou religions seraient les seuls à détenir ? Notre pays dont vous êtes le Président élu, a connu le siècle des Lumières et ses esprits brillants qui ont su, à leur époque, chasser l’obscurantisme pour élever l’homme à la raison : ce sont mes références. La laïcité, inscrite dans notre constitution depuis la loi de 1905 est une valeur universelle qui doit être défendue et reconnue sans concessions. Pour la France et aussi maintenant pour l’Europe, c’est la laïcité, garante de la liberté de conscience et de croyance qui doit rester la valeur de référence et non quelque dogme religieux, dogme qui ne s’est pas particulièrement illustré dans l’histoire par son humanisme et sa tolérance. Notre constitution préserve nos libertés, dans le respect de toutes les croyances, vous en êtes le garant et devez veiller au respect de son application. Comme beaucoup de Français de toutes opinions, je compte sur vous pour la défendre. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma très haute considération. Jean-Claude Bossard, membre du CA de l’Union rationaliste. |






