| Après la reconnaissance des diplômes, le financement des « Universités » catholiques ? |
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| Écrit par Le bureau de l'Union rationaliste | |
| 26-07-2009 | |
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Une “Rencontre parlementaire” s’est tenue le mercredi 24 juin 2009 dans les locaux de l’Assemblée nationale sous le haut patronage et en présence de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Les trois organismes invitants étaient le réseau FESIC (Fédération des grandes écoles ingénieur et management), l’UDESCA, (Union des établissements d’enseignement supérieur catholiques), l’UGEI. La rencontre a rassemblé près de trois cents personnes autour du sujet “L’enseignement supérieur privé associatif au service de l’enseignement supérieur en France”. Elle a été l’occasion pour des députés et des représentants des universités dites « associatives », c'est-à-dire des « universités » catholiques de préparer le terrain dans la perspective d’un « conventionnement » de ces dernières. Les thèmes des tables rondes, participation aux missions de service public, projets pédagogiques et ouverture sociale, regard international, modèle économique ont été utilisés pour mettre en valeur les « avantages » de ces universités. La conclusion qui se dégage des échanges est limpide : puisque les universités catholiques remplissent des missions de service public, l’Etat doit donc les financer comme les autres, pour assurer leur pérennité. Elles souhaitent conserver leur spécificité, c'est-à-dire le contexte religieux, la contractualisation répond à cet objectif. L’impression prévaut que, autonomes et en relation privilégiée avec le monde de l’entreprise privée, les universités catholiques s’inscrivent bien dans le modèle que le gouvernement s’efforce de mettre en place dans l’ensemble de l’enseignement supérieur. Lors de son intervention, Valérie Pécresse a annoncé que “tout est mis en place pour que les établissements privés puissent signer un contrat avec l’Etat, individuellement (financement et reconnaissance des diplômes …) ; sous une forme transitoire dès la fin 2009 et moyennant l’évaluation nationale par l’organisme “Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur”, AERES ! “une page décisive sera tournée !” a conclu la Ministre, Jack Lang quelques instants plus tard ajoutant « la hache de guerre est enterrée, on peut fumer le calumet de la paix”. Personne ne souhaite « la guerre », mais beaucoup dont nous sommes souhaitent que les fonds publics servent à développer les universités publiques dont on sait qu’elles se débattent dans un sous- financement récurrent. Ni la reconnaissance des diplômes prévue dans l’accord signé avec le Vatican, ni le «conventionnement » des établissements d’enseignement supérieur catholique ne peuvent être considérés comme des problèmes réglés, bien au contraire. |





