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Invités Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche à l’INRA et Jean-Marc Galan, chercheur au CNRS, à l’Institut Jacques Monod à Jussieu.
Pour cette émission technique, Nicole Delattre est remplacée par Gabriel Gohau, de l’UR, enseignant en sciences naturelles et homme de radio.
Le thème retenu pour ce soir est les OGM, les organismes génétiquement modifiés. On vient d’en débattre à notre dernier colloque. C’est un sujet difficile, très conflictuel, notamment à gauche et chez nos amis écologistes. C’est cependant un très bon thème pour l’Union rationaliste dont l’objectif est de promouvoir la raison dans la vie de la société. Plus que d’autres, les débats sur les OGM réclament une approche raisonnée et raisonnable c’est à dire une information objective et sereine sans zones d’ombre ni partis pris idéologiques. Là comme ailleurs c’est au peuple et à ses représentants de prendre les décisions mais la démocratie ne vaut qu’éclairée comme le disait Spinoza.
Pour le débat de ce soir, nous avons hésité à inviter un représentant d’une association écologiste ayant pris parti contre les OGM parce que les débats contradictoires sont difficiles à gérer : ils tournent vite à l’affrontement des mots et des idées au détriment de la clarté des échanges. Nous avons préféré nous adresser à des chercheurs et des enseignants pour leur demander non pas un avis mais des informations aussi précises, claires et complètes que possible pour permettre à chacun de se faire sa propre opinion.
L’entretien comprendra trois parties.
Tout d’abord, le patrimoine génétique des organismes, plantes et animaux : comment est-il modifié dans la nature, et par l’homme, dans le passé, par l’agriculture et l’élevage. / Les techniques du couper-coller de l’ADN dites du génie génétique sont-elles contre-nature ? Un bricolage dangereux ? Un jeu d’apprenti sorcier ? / Ces modifications artificielles du génome sont-elles efficaces et utiles ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Ensuite, la culture des plantes génétiquement modifiées : quels bénéfices peut-on en attendre ? quels risques leur culture en plein champ fait-elle courir ? Ces risques sont-ils correctement expertisés ? les bénéfices justifient-ils les risques ?
On verra aussi quels intérêts économiques sont derrière ? Les multinationales en cause sont-elles assez influentes pour imposer leur loi du profit au détriment de la santé des gens ?
On dira un mot, enfin, de la bonne manière de contester le développement de cette nouvelle technique. Y a-t-il une éthique de la contestation ? |