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L'Union
rationaliste élève une ferme protestation à l'annonce
de la détention de Madame Jahangir, rapporteur spécial des
Nations Unies sur les droits de l'homme et Présidente de la Commission pakistanaise des droits de l'homme. Lettre à Monsieur l'Ambassadeur de la République islamique du Pakistan |
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Jean-Pierre Vernant 1914- 2007
C’est une grande figure du rationalisme qui vient de nous quitter. |
Libres opinions des adhérents de lUR "Yahoo
groupe" pour vous inscrire et vous exprimer. RAPPELS
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Sur France-culture
le 4è dimanche de chaque mois à 9h 40, émission animée
par Emmanuelle Huisman-Perrin,
Ecoutez les dernières émissions dans nos archives
radiophoniques.
Sur Radio Libertaire (région
parisienne, 89.4 MHz) : "L'invité du vendredi: Raison présente"
chaque deuxième vendredi du mois de 19 h à 21 h
Animateurs: Bernard Graber et Nicole Delattre.
Vous pouvez écouter l'émission sur Internet en direct: http://radio-libertaire.org/radiolib.m3u si vous êtes connecté en ADSL, http://radio-libertaire.org/radiolib-modem.m3u si vous êtes connecté par MODEM analogique. Présentation de l'émission par Bernard Graber.
France-culture, Dimanche 23 décembre 2007 à 9h40. Emmanuelle Huisman-Perrin reçevra pour invité Guy Bruit, à propos du numéro double (163-164) de Raison Présente dont le thème portera sur le Théâtre.
France-culture, Dimanche 25 novembre 2007 à 9h40. Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit pour invité Annick Forveille et Marie France Rancourt, bénévoles de l'association Partage pour parler de cette association de parrainages d'enfants du monde.
France-culture, Dimanche 28 octobre 2007 à 9h40. Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit pour invité Jean-Paul-Yves Le Goff pour parler des deux vies du chevalier de la Barre.
France-culture, Dimanche 23 septembre 2007 à 9h40. L'émission porte sur le n°161 de Raison Présente qui publie les actes du Colloque de l'UR "Débats scientifiques et choix de société". Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit pour invités Hélène Joliot-Langevin Présidente de l'UR et Michel Alberganti, journaliste France-Culture.
France-culture, Dimanche 26 août 2007 à 9h40. Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit Alain Billecoq, Agrégé de philosophie avec pour thème: "Spinoza et les spectres".
France-culture, Dimanche 22 juillet 2007 à 9h40. Emmanuelle Huisman-Perrin reçoit avec J.Y. Gallifret, le professeur Maurice Tubiana, membre de l'académie des Sciences, Professeur de cancérologie à Villejuif, autour de son ouvrage de mémoires publié chez de Fallois: "N'oublions pas demain".
Radio Libertaire,
- Emission du 14 décembre 2007, invité Arkan Simaan, professeur de physique, auteur de plusieurs ouvrages d’histoire de la physique « L'écuyer d'Henri le Navigateur »
Ecoutez les extraits de l'émission: extrait N°1 (première heure) extrait N°2 (deuxième heure)- Emission du 9 novembre 2007, invité Michel Morange, biologiste moléculaire, historien des sciences et philosophe. « De l’Intelligent design et autres interrogations touchant à la génétique »
- Emission du 12 octobre 2007, invité Claude Debru, professeur de philosophie des sciences à l'École normale supérieure, membre correspondant de l’Académie des sciences en biologie humaine et sciences médicales depuis 1993, et l’émission de ce soir est intitulée :« L'itinéraire d'un philosophe chez les scientifiques »
- Emission du 14 septembre 2007, invité Gilles Degois, dermatologue parisien, cancérologue à Gustave Roussy, fondateur en 1995 de l’association Le Kinkeliba d’aide au développement médical en Afrique de l’Ouest.
- Emission du 8 juin 2007: invité Jacques Bouveresse, professeur au Collège de France où il a créé en 1995 la chaire de philosophie du langage et de la connaissance: « Peut-on ne pas croire ? »,
- Emission du 11 mai 2007, invité Jacques Treiner, enseignant chercheur théoricien à Paris VI et Adrien Bidaud maître de conférence à Grenoble, appartenant au Groupe physique des réacteurs nucléaires et récemment thésé sur les réacteurs du futur. « Avons-nous besoin du nucléaire ? »
- Emission du 13 avril 2007, invité Alain Policar, agrégé de sciences sociales, maître de conférence à l’université de Limoges. « De la communauté au communautarisme ? »
- Emission du 9 mars 2007, invités Louis-Marie Houdebine, directeur de recherche à l’INRA et Jean-Marc Galan, chercheur au CNRS, à l’Institut Jacques Monod à Jussieu. « Que penser des OGM ? » Pour cette émission technique, Nicole Delattre est remplacée par Gabriel Gohau, de l’UR, enseignant en sciences naturelles et homme de radio.
- Emission du 9 février 2007, invité Gérard Fussman, professeur au Collège de France où il est titulaire de la chaire d’Histoire du monde indien. Il est aussi le secrétaire national de l’Union rationaliste. « Religion musulmane et islamisme »
Conférence du mardi 18 avril 2006:
"Une faille dans la théorie de la relativité restreinte" Par Charles HUBERT, ingénieur, ex Pr. de mécanique, membre de la SPUR
Conférence "Rencontres d'Ivry ": La prochaine conférence-débat aura lieu le lundi 13 mars 2006, à 20 h, à l'auditorium de la médiathèque Antonin Artaud 152 avenue Danielle Casanova, (face à la Mairie), à Ivry-sur-Seine 94200, métro Mairie d'Ivry.
Sylvie Chaperon, maître de conférences à luniversité de Toulouse, sur :"Les femmes, du Front populaire au droit de vote, en passant par la Résistance".
Collège de France:
Colloque de rentrée du Collège de France: CROYANCE, RAISON ET DÉRAISON. Les 13 et 14 octobre 2005, Amphithéâtre Marguerite de Navarre, 11 place Marcelin-Berthelot - 75005 Paris.
Conférence de Michel PETIT: "Scénarios de maîtrise de l'effet de serre"
Salle 5, à 17 heures. Mardi 18 octobre, dans le cadre du MURS (mouvement universel pour la responsabilité scientifique)
Entrée libre.Le samedi 5 novembre 2005, à 15 h., à l'espace Robespierre, 2 rue Robespierre à Ivry-sur-Seine, métro Mairie d'Ivry, (en face de la sortie du métro), à l'occasion du salon du livre d'histoire des sciences et des techniques, Gabriel Gohau interviendra sur le sujet : Enseigner l'histoire des sciences : pourquoi ?
Conférence "Rencontres d'Ivry ": La prochaine conférence-débat aura lieu le lundi 26 septembre 2005, à 20 h., à l'auditorium de la médiathèque Antonin Artaud 152 avenue Danielle Casanova, (face à la Mairie), à Ivry-sur-Seine 94200, métro Mairie d'Ivry.
Monique Chemillier-Gendreau, professeur à l'université Paris VII, prix de l'Union rationaliste 2002, (voir Cahier 563 mars-avil 2003), parlera des enjeux de la réforme de l'ONU.
Entrée libre.Conférence "Rencontres d'Ivry ": 4 avril 2005, à 20 h., à lauditorium Antonin Artaud de la médiathèque/auditorium Antonin Artaud 152 avenue Danielle Casanova à Ivry-sur-Seine 94200, métro Mairie dIvry.
Hélène Langevin-Joliot, Directeur de recherche émérite au Cnrs, présidente de lUnion rationaliste, animera cette conférence dont le thème sera « Recherche fondamentale et responsabilité du scientifique ».
Entrée libre.Conférence : EINSTEIN 1905 (affiche .rtf): Rationalité et création scientifique Par Michel Paty Directeur de recherche émérite au CNRS.
Mardi 1er mars à 18h30 Mairie du 13e arrondissement, 1 place d'Italie. salle annexe des mariages. Entrée libreConférence "Rencontres d'Ivry " lundi 14 février 2005 à 20 h. Conférence-débat: Auditorium Antonin Artaud de la médiathèque 155, avenue Danielle Casanova - 94200 - Ivry-sur-Seine Tél. 01 56 20 25 30 Métro Mairie d'Ivry.
L'urbanisme : une discipline en crise ?
le conférencier est Jean-Claude Garcias urbaniste et historien, membre de l'atelier d'urbanisme TGT et Associés.
L'urbanisme est apparu comme « science » au début du XXe siècle. Il connaît aujourd'hui en France une crise sans précédent, avec la destruction de quartiers entiers construits il y a une génération.
Peut-on continuer à planifier sans théorie ?
On partira des exemples de Nanterre (le Grand Axe) et de Toulouse (le quartier Andromède).
Conférence "LAÏCITE & République" de l'historien Maurice AGULHON, vend. 19 nov. 2004, 18 h 30. Bibliothèque municipale Jordi Reboul,
Rond-point du 21 avril 1915, 13 Septèmes-les-vallons - tél. 04 91 51 74 61
Conférence "Rencontres d'Ivry" Le lundi 6 Décembre 2004 à la Grande salle du Conseil Municipal (Métro : Ligne 7, Mairie d'Ivry ; RER C : Ivry sur Seine) Jean-Pierre Vernant, professeur honoraire au Collège de France, animera cette conférence sur : "la religion comme fait historique et social".
Conférence débat Les rencontres d'Ivry sur Seine Organisées en commun par la Municipalité et l'Union Rationaliste La mission de l'école publique.
Communiqué de l'Union rationaliste sur l'intervention de l'Institut de l'entreprise au lycée Louis-Le-Grand sous la houlette du Ministre Ferry
Communiqué de l'Union rationaliste sur l'enseignement du fait religieux
Communiqué de Hélène Langevin, Michel Petit et Gérard Fussman sur Le besoin de recherche. Quelques réflexions sur les Etats généraux de la recherche.
Le samedi 5 novembre 2005, à 15 h., à l'espace Robespierre, 2 rue Robespierre à Ivry-sur-Seine, métro Mairie d'Ivry, (en face de la sortie du métro), à l'occasion du salon du livre d'histoire des sciences et des techniques, Gabriel Gohau interviendra sur le sujet : Enseigner l'histoire des sciences : pourquoi ?
Quoique d'illustres scientifiques, tel Paul Langevin, aient préconisé de longue date d'enseigner l'histoire des sciences, celle-ci ne tient encore qu'une place modeste dans nos cursus universitaires. C'est que les maîtres répugnent à présenter des théories périmées aux élèves ou aux étudiants. Ils oublient que l'histoire présente une " actualité " (Bachelard) qui se manifeste au moins à deux niveaux. D'une part les concepts controuvés, qui ont formé " obstacle" au progrès de la science, encombrent encore l'esprit des jeunes : leur mise en évidence aide à les vaincre. D'autre part, à mesure de leur enseignement, les théories, en même temps qu'elles se simplifient, se "fossilisent" (Langevin), en sorte que le retour à leur source est nécessaire pour les bien comprendre.
Colloque de rentrée du Collège de France
CROYANCE, RAISON ET DÉRAISON
13 et 14 octobre 2005Amphithéâtre Marguerite de Navarre
11 place Marcelin-Berthelot - 75005 Paris
Comité d'organisation :
J.-P. Changeux, Ph. Descola, A. Fagot-Largeault, G. Fussman, A. de Ricqlès,
Professeurs au Collège de FranceEntrée libre, sans inscription
Texte de présentation (copie "rtf")Ecoutez l'émission "Tout arrive" de France Culture du 13 octobre
Une grande partie de l'humanité pose en principe l'existence d'une différence radicale entre l'animal et l'homme, ce dernier seul étant capable de croyance, c'est- à-dire de jugements intuitifs, et de raison, c'est-à-dire de capacité de démonstration discursive. Le plus souvent,
croyance et raison sont considérées comme opposées et parfois même radicalement incompatibles.
Le présent colloque n'entend pas se laisser prendre à ce piège. En s'appuyant sur les avancées récentes de la génétique, de la biologie moléculaire et de l'imagerie cérébrale, les participants essaieront de marquer la différence entre l'animal et l'humain autrement que par postulat. Ils essaieront de montrer que croyance et raison sont des acquis génétiques, historiques et sociaux dont l'opposition ne recouvre pas celle entre croyances et connaissances scientifiques.
Si la raison nous permet de peu à peu comprendre le mécanisme de ces acquisitions, elle ne garantit ni contre les dérives des savants, ni contre celles des croyants.
Historiens et philosophes nous le rappelleront, pour - espérons-le -éviter le retour de celles-ci.JEUDI 13 OCTOBRE
9h00 Ouverture du Colloque par Jacques Glowinski, Administrateur du Collège de France.
9h15 Présentation rapide des buts du colloque par Gérard Fussman, Professeur au Collège de France.La raison et la croyance aux origines de l'homme
9h30 Les frontières de l'humanité, Philippe Descola, Professeur au Collège de France
10h00 Molecular investigations of the uniqueness of the human brain, Svante Pääbo, Professeur au Max-Planck-Institut für evolutionäre Anthropologie, Leipzig
10h30 La représentation d'autrui par les neurosciences, Jean Decety, Professeur à l'University of Washington, Seattle
11h00 Pause
11h20 L'origine cognitive des religions , Scott Atran, Professeur à Michigan University
11h50 Cognition and religious transmission, Harvey Whitehouse, Professeur à Queen's University, Belfast
12h20 Discussion.La raison se dégageant ou non de la croyance
14h00 Le rêve, la drogue et la conscience, Bernard Roques, Professeur à l'Université Paris V
14h30 Les premiers apprentissages cognitifs chez l'enfant, Olivier Houdé, Professeur à l'Université Paris V
15h00 Les bases neurales de l'habitus, Jean-Pierre Changeux, Professeur au Collège de France
15h30 Discussion
15h50 Pause
16h10 Sagesse et fanatisme à l'adolescence, Pascal Mallet, Professeur à l'Université Paris X-Nanterre
16h40 La raison se dégageant de la croyance dans la Grèce antique, Jean-Pierre Vernant, Professeur au Collège de France
17h20 Discussion
17h50 Fin de la journée
VENDREDI 14 OCTOBRE
Rationnel et irrationnel
9h30 Les grandes peurs : la peur de la peste, Jean Delumeau, Professeur au Collège de France
10h00 Croyance, rationalisme et mysticisme dans le bouddhisme indien, Gérard Fussman, Professeur au Collège de France
10h30 Pensée sociale et cérémonies de masse, Michel-Louis Rouquette, Professeur à l'Université Paris V
11h00 Discussion
11h15 Pause
Les ruptures épistémologiques et les oppositions qu'elles suscitent
11h30 Ruptures épistémologiques en physique, Marcel Froissart, Professeur au Collège de France
12h00 Copernic : la raison, l'intuition et le dogme, Jean-Claude Pecker, Professeur au Collège de France
12h30 Discussion
14h00 Le créationnisme scientifique américain : une histoire interminable ?, Dominique Lecourt, Professeur à l'Université Paris VII
14h30 L'incertitude médicale, Anne Fagot-Largeault, Professeur au Collège de France
15h00 Discussion
Les dérives de la raison et de la croyance
15h15 La logique des bûchers : les pratiques rationnelles des Inquisitions ibériques, Nathan Wachtel, Professeur au Collège de France
15h45 La science française à la dérive : itinéraires de scientifiques collaborationnistes sous l'occupation allemande, Claude Singer, Responsable pédagogique du Centre de Documentation Juive Contemporaine
16h15 Discussion
16h30 Pause
17h00 L'affaire Lyssenko en France, Armand de Ricqlès, Professeur au Collège de France
17h30 L'islam balkanique d'aujourd'hui, entre science et recherche de valeurs, Nathalie Clayer, Directrice de recherches au CNRS
18h00 Discussion 18h30
Conclusion
XVIème congrès mondial de lIHEU
Du 5 au 7 juillet 2005, se tiendra, à Paris, le XVIè congrès mondial de lIHEU sur le thème de la séparation de la religion et de lEtat.
Il sera bien évidemment lun des temps forts, pour les libres penseurs français, de la commémoration du centenaire de la loi française de 1905 de séparation des Eglises et de lEtat et donnera une dimension internationale à nos initiatives de cette année.
Mais ce congrès sera aussi loccasion de mieux connaître le mouvement humaniste mondial, à travers les différentes batailles engagées par lIHEU et ses organisations membres.
La séparation de la religion et de lEtat au cur du congrès
Lieu déchanges et de débats, il permettra également de renforcer le combat de lIHEU pour la séparation des religions et des Etats dans tous les pays.
Parmi les lieux prestigieux qui accueilleront ce congrès le siège de lUNESCO et luniversité de la Sorbonne.
La traduction simultanée en français et en anglais, assurée pour toutes les séances plénières et certaines réunions de commissions, permettra aux libres penseurs français de saisir pleinement lensemble des débats.
La séance plénière du mardi 5 juillet, outre les traditionnelles allocutions de bienvenue, sera consacrée à lHistoire de la séparation dans quelques pays des : EtatsUnis, France, Russie, Mexique, Inde, Nigeria.
Laprès-midi, différents aspects thématiques de la question seront traités : Henri Pena-Ruiz abordera les aspects philosophiques, Stéphane Kotovchikine les aspects institutionnels, François Chaintron évoquera la question de linstruction et Jean-Claude Pecker terminera sur la séparation, condition nécessaire aux Droits de lHomme. Un débat sera ensuite possible en séance plénière à partir de questions écrites soumises aux différents orateurs.La journée du mardi sera agrémentée dune présentation aux congressistes, par la Libre Pensée française, du "Paris rationaliste". Celle-ci sera faite avant la reprise de laprès-midi sous forme dun diaporama commenté et une promenade sur la Seine en bateaux-mouches terminera cette première journée. Pour le mercredi 6 juillet, la matinée sera consacrée à trois séances parallèles (voir ci-dessous). Pour la première séance sur le thème de la séparation de la Religion et de lEtat et de lUnion européenne, deux orateurs (un de la Fédération Humaniste Européenne et un de la Fédération nationale de la Libre Pensée) introduiront le débat sur le thème "Est-il possible de se battre pour la séparation de la religion et de lEtat à lintérieur des structures européennes ?"
La discussion sur le thème "Sciences et séparation" sera introduite par plusieurs exposés :
-Ian Plimer : le créationnisme dans le Nouveau Monde ; conséquences dans une société laïque.
-Jean Bricmont : quelques remarques sur la différence entre science et pseudoscience.
-Hélène Langevin-Joliot : Science et Libre Pensée.
-Mikhaïl B.H Konashev: la religion et la théorie de lEvolution au XXe siècle et maintenant.
-Michel Naud: lappel dHeidelberg et autres : la Science contre lirrationnel.
-Laurent Dianoux: quelques aspect du statut de la Science dans les pays musulmans.
-Guillaume Lecointre : Science et spiritualité en France.
Enfin, la séance consacrée aux droits des femmes dans les sociétés laïques et dans celles dominées par les religions se situe dans le prolongement de la conférence internationale des femmes qui. sest tenue à Londres en novembre 2003 et posera les jalons pour organiser un réseau pour la défense du droit des femmes. Après présentation de chacun de thèmes par des orateurs de différents pays, la discussion sera bien sûr ouverte aux congressistes. Différents ateliers thématiques s tiendront laprès-midi et les délégués doivent choisir au moment de leur inscription celui auquel il souhaitent participer.
A l'issue de cette deuxième journée les congressistes seront reçus à l'Hôtel de Ville de Paris et la soirée se prolongera avec la tenue d'un grand banquet fraternel au restaurant Boca Chica.
Le jeudi matin, la séance plénière se déroulera à lamphithéâtre Richelieu de la Sorbonne. Cette matinée sera réservée à la présentation, à la discussion et au vote des résolutions présentées par les commissions et ateliers ou par les organisations membres de lIHEU. Pour vous inscrire à ce congrès, vous pouvez vous rendre sur le site Internet de la fédération nationale :
Un formulaire d'inscription y est disponible avec possibilité de paiement en ligne. Les frais dinscription incluent la participation aux séances plénières, aux sessions parallèles et aux ateliers, ainsi que les repas du midi (pris à lUNESCO), la promenade en bateaux-mouches du 5 juillet et le banquet du 6 juillet au soir. Si vous souhaitez obtenir des précisions sur les modalités dinscription et le déroulement du congrès, nous vous invitons à contacter votre fédération départementale qui vous donnera les compléments dinformation souhaités. Les libres penseurs français sont bien évidemment invites à participer à ce congrès qui marquera, à nen pas douter, une étape importante dans le combat de lIHEU pour la séparation des religions et des Etats à travers le monde.
Les séances parallèles du mercredi 6 matin :
- La séparation de la Religion et de l'Etat et l'Union européenne : Maison de lUNESCO
- La Science et la séparation de la Religion et de l'Etat : Université de la Sorbonne
- Les droits des femmes dans les sociétés laïques et dans celles dominées par la Religion :
Maison de lUNESCOLes ateliers du congrès : le mercredi 6 juillet après-midi
-atelier n°1:La séparation de la Religion et de l'Etat et les Communautés : comment combattre pour la séparation dans les pays où cette séparation n'existe pas ?
-atelier n°2:Euthanasie : y a-t-il une amélioration au plan international ?
-atelier n°3:Lenseignement public ou lenseignement par internet : instruction laïque ou éducation au travers des réseaux commerciaux ?
-atelier n°4:La séparation et les medias : comment utiliser les medias et comment combattre pour ne pas se faire utiliser par eux ?
-atelier n°5 Culture, morale, éthique et religions : leur interconnexion et comment trouver son chemin pour avancer ?
-atelier n°6: La bioéthique : le rôle et les possibilités pour l'IHEU après l'ouverture du Centre Humaniste Appignani-IHEU pour la bioéthique à New York.
-atelier n°7: La pauvreté, le développement durable et la population : comment promouvoir l'Humanisme dans les pays sous-développés
-atelier n°8: Les campagnes internationales de l!HEU et ses objectifs dans le domaine de la séparation de la Religion et de l'Etat
Meeting laïque à la Mutualité
« Pour la défense et la promotion de la loi de 1905 »
Samedi 1er octobre 2005 à 14H30
Plus de 2.500 Laïques, 17 associations, une centaine délus de la République et 64 personnalités internationales sur tous les continents ont repris, en le soutenant, lappel des 50 personnalités constituant le Comité de Liaison de lAppel aux Laïques pour la défense et la promotion de la loi de séparation des Églises et de lÉtat du 9 décembre 1905.
A loccasion du centenaire de cette loi, les militants laïques, venus dhorizons différents, entendent favoriser au maximum les convergences nécessaires pour défendre la laïcité de lÉcole publique, de lÉtat et des institutions de la République à tous les niveaux.Cest pourquoi dans tout le pays se prépare activement dans lunion la plus large, la grande manifestation nationale laïque à Paris du samedi 10 décembre 2005 pour défendre et restaurer la laïcité, menacée de toutes parts.
Un premier grand moment de cette mobilisation sera le meeting laïque unitaire du 1er octobre 2005 à la Mutualité pour rassembler la force laïque dans notre pays.
Y prendront notamment la parole sous la présidence de Marc Blondel :
Joachim Salamero, Président de la Fédération nationale de la Libre Pensée
Etienne Pion, Président du Mouvement "Europe et Laïcité" (CAEDEL)
Jean-Marie Matisson, Président du Comité-Laïcité-République
Johannés Robyn, Président de lUnion des Athées
Babu R.Gogineni, Directeur exécutif de lUnion Internationale Humaniste et laïque (IHEU)
Gérard Papallardo, représentant le Conseil de lOrdre du Grand Orient de France
Jacques Lafouge, militant laïque
Christian Eyschen, libre penseur et coordinateur de lAppel aux LaïquesL'Union rationaliste aura son représentant.
Nous appelons tous les laïques, les libres penseurs, les humanistes, les rationalistes et les syndicalistes à se mobiliser activement pour assurer le succès de ces initiatives.
Pour la laïcité !
Tous au meeting laïque de 1er octobre 2005 !Radio Libertaire Le 14 décembre
Notre invité de ce soir est Arkan Simaan, professeur de physique dans un lycée de la région parisienne, auteur de plusieurs ouvrages très vivants d’histoire de la physique et qui vient d’aborder tout récemment le roman historique.
Arkan Simaan, votre vie, déjà, est un roman puisque, né au Liban, vous avez émigré à l'âge de deux ans avec votre famille vers le Brésil où vous êtes resté assez longtemps pour atteindre l'université de Sao Paulo et y commencer des études de physique qu’il vous a fallu interrompre en 1970 quand vous avez dû fuir la dictature militaire.
Vous poursuivez vos études en France puis vous partez en Algérie enseigner pendant onze ans dans le cadre de la coopération culturelle.
De retour en France, vous passez l'agrégation de physique en 1994 et vous enseignez au lycée depuis cette date. Mais cette activité d’enseignement n’épuise pas votre énergie puisque vous participez activement à la préparation de rencontres scientifiques et culturelles et que vous animez des stages et des conférences destinés aux professeurs de physique.
Et puis vous écrivez ! D’abord « L'Image du Monde des Babyloniens à Newton » puis « De Newton à Einstein » ; ou « La science au péril de sa vie – les aventuriers de la mesure du monde » qui a obtenu un « Prix spécial du livre d'astronomie » ; ou « Vénus devant le Soleil » en 2004 ; et, cette année 2007, chez l’Harmattan, un roman historique « L'écuyer d'Henri le Navigateur ». Vous avez évoqué aussi l’obscurantisme de l’Eglise catholique dans un article des Cahiers rationalistes intitulé « Cette sentence vous fait plus peur qu'à moi-même : Giordano Bruno » (février 2000)
.
Notre émission ne manquera donc pas de matière.
1. Je vous propose de la commencer par votre écuyer d’Henri le Navigateur qui nous plonge dans le Portugal du début de ce XVe siècle qui se terminera par les grandes découvertes maritimes : du Portugais Vasco de Gama atteignant l’Inde par le Cap de Bonne espérance (1497) tandis que, pour l’Espagne, le Génois Christophe Colomb avait rencontré l’Amérique 5 ans plus tôt en traversant l’Atlantique (1492). Les exploits d’Henri sont précurseurs, puisque c’est lui qui commença cette descente de l’Atlantique jusqu’à dépasser le cap Bojador à hauteur du Sahara qui marquait la limite de la navigation à l’époque, en découvrant Madère au passage. On lui doit aussi les premiers comptoirs commerciaux sur cette côte africaine et le début de la traite des noirs. Cette fin du Moyen-Âge qui voit l’issue de la Reconquista espagnole sur les musulmans en même temps que, à l’inverse, la prise de Constantinople par l’Empire Ottoman en 1453 qui marque la fin du Moyen-Äge, est toujours sous le choc des civilisations chrétiennes et musulmanes et l’homme d’aujourd’hui est stupéfait, quelles que soient ses croyances, par le caractère brutal, archaïque, et superstitieux des religions de ce temps-là. Vous aurez beaucoup de choses intéressantes à nous dire sur cet Henri, prince du Portugal.
2. Ce goût pour les aventures et les voyages, vous l’avez manifesté dans vos récits de découvertes scientifiques et, dans la deuxième partie de cette émission, nous survolerons certaines d’entre elles.
3. Enfin, pour utiliser votre expérience, nous vous demanderons si l’enseignement de l’histoire des sciences vous semble une bonne chose dans les programmes des lycées et collèges et s’il est facile de l’introduire.Mais d’abord, Arkan Simaan, qui était Henri le navigateur ?
Radio Libertaire Le 9 novembre
Notre invité de ce soir est Michel Morange, à la fois scientifique comme biologiste moléculaire, historien des sciences et philosophe, professeur à l'université Paris-VI et à l'ENS. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont : La Part des gènes - La Vie expliquée ? 50 ans après la double hélice, - Histoire de la biologie moléculaire. Il vient d’écrire « Débats sur l'évolution » dans le Cahier rationaliste de mai-juin 2007.
L’émission de ce soir est intitulée : De l’Intelligent design et autres interrogations touchant à la génétique. Dans votre récent article, Débats sur l’évolution, vous montrez ce qu’il peut y avoir d’erroné et de réducteur à présenter ces débats sur l’évolution comme une opposition entre la pensée de Darwin du XIXe siècle et les pensées d’inspiration religieuse qui ne comprennent pas l’évolution autrement que comme l’expression d’un plan divin, le Dessein intelligent ou Intelligent design puisque c’est surtout aux USA que la controverse a fleuri.
Darwin n’est pas l’inventeur de l’évolution des espèces mais seulement d’un mécanisme explicatif reposant sur des mutations graduelles, survenues au hasard, entre lesquelles choisit la sélection naturelle qui oriente ces modifications aléatoires dans le sens d’une complexité croissante qui, partie de la bactérie, aboutit à l’homme.
Quand on regarde l’histoire de ces cent-cinquante dernières années on voit, en effet, que le débat sur l’évolution des espèces a été beaucoup plus riche que voudrait le faire croire l’opposition Darwin/religions et qu’il serait vraiment dommage de passer à côté des précieux enseignements des mouvements qui ont agité l’opinion, d’abord les milieux scientifiques sur des arguments scientifiques, mais aussi la société pour des raisons culturelles qui n’étaient pas toutes religieuses, ou chez les philosophes s’interrogeant sur la scientificité des théories et sur les rapports entre hasard et déterminisme. C’est un véritable ballet qu’ont joué toutes ces composantes interagissant les unes sur les autres et dont le moteur était moins le combat des religions - qui n’est après tout que d’arrière garde et finit toujours par perdre - que le choc des découvertes scientifiques sur les mentalités du public quand elles l’obligent à changer ses habitudes de pensée et ses modèles d’explication du monde.
Le concept d’intelligent design est récent puisqu’il date de 1989. Son succès est venu de la publicité que lui ont donnée les Eglises en usant de moyens financiers conséquents. En fait, il n’est pas religieux par essence puisqu’il signifie seulement que la nature fait preuve d’une tendance spontanée à la complexification qui, si elle existe bien, obéira à des lois forcément naturelles. En tout cas, aucune recherche ne serait plus possible s’il fallait se réfugier dans le surnaturel chaque fois que l’on rencontre une difficulté.
L’Intelligent Design a succédé au créationnisme pur qui s’accroche à la bible avec plus ou moins d’accommodements selon les groupes et les époques et qui semble en perte de vitesse.
• Mais d’abord, Michel Morange, il conviendrait peut-être de nous dire ce qu’est devenu le darwinisme aujourd’hui, le néodarwinisme, enrichi de toutes les découvertes faites depuis le livre de Darwin de 1859, qui l’ont consolidé mais sans répondre encore complètement à toutes les interrogations posées.Radio Libertaire Le 12 octobre 2007
Notre invité de ce soir est Claude Debru, professeur de philosophie des sciences à l'École normale supérieure, membre correspondant de l’Académie des sciences en biologie humaine et sciences médicales depuis 1993, et l’émission de ce soir est intitulée : L’itinéraire d’un philosophe chez les scientifiques.
Pour accéder à la philosophie des sciences et à son enseignement vous ne vous êtes pas contenté de regarder la science de loin mais vous êtes allé la voir chez elle. Vous racontez, en effet, dans un Cahier rationaliste de 1992 (Philosophie dans la recherche) comment au cours de vos études philosophiques en pleine effervescence soixante-huitarde vous vous êtes senti attiré par l'enseignement plus posé de Georges Canguilhem qui s’ouvrait sur la biologie et la médecine. Vous suivez alors l’enseignement de la Faculté des Sciences de Paris à l’issue duquel vous décidez de vous intéresser à la biologie moléculaire et à la biophysique. Vous commencez par la biochimie et la biophysique des protéines qui vous enchante par son dévoilement des propriétés de la matière et par les rencontres de grands savants comme René Wurmser. Vous passez un an aux US au Département d'histoire des sciences de Harvard, au contact du professeur John Edsall. Puis, rentré en France, vous décidez de vous intéresser à la biologie du cerveau et vous vous retrouvez à Lyon chez un spécialiste du sommeil et du rêve, Michel Jouvet qui, depuis longtemps, recherchait un philosophe pour son laboratoire que vous décrivez comme un des temples de la médecine expérimentale où règne « cette rare alliance de la rigueur expérimentale et de la liberté spéculative que l'on trouve chez Claude Bernard ».
Vous passerez plusieurs années dans ce laboratoire, vous y ferez de l’expérimentation mais, surtout, vous serez un interlocuteur privilégié dans les discussions du laboratoire, discussions contradictoires que vous jugez essentielles à la recherche parce que « mettant les hypothèses à l'épreuve non seulement des faits mais tout autant de leur rationalité intrinsèque » et vous ajoutez que la réflexion philosophique, si elle ne peut pas apporter d'hypothèse, peut aider à mieux situer les hypothèses en cours. Mais cette réflexion philosophique trouve aussi des enjeux plus propres à la philosophie comme le rôle du rêve dans la dynamique psychique de l'individu.
Tout attiré par la recherche biologique que vous avez pu être, vous restez philosophe et c’est en philosophe que vous entrez au CNRS et à l’Université, à Strasbourg d’abord, puis à Paris Diderot, puis à l’ENS depuis 2002.
• La philosophie des sciences est située au confluent de deux courants distincts, la science et la philosophie. C’est en général aux confluents que les eaux sont les plus poissonneuses. Vous êtes donc bien placé pour savoir ce que la philosophie peut apporter aux sciences et ce que les sciences peuvent apporter à la philosophie. Ce sera l’objet de la première partie.
• Nous nous arrêterons ensuite sur votre passage dans le laboratoire de Michel Jouvet et sur les connaissances que vous en avez retirées concernant les états de conscience, le sommeil, et le rêve dont Freud disait qu’il était le gardien du sommeil alors que Jouvet pensait que c’est le rêve qui a le premier rôle et que le sommeil est fait pour permettre le rêve.
• Dans la 3e partie votre regard philosophique sur la science sera sollicité pour aider à comprendre la représentation que le public se fait de la science, sa méfiance vis à vis d’elle et de ses découvertes sans doute trop rapides, son accès à des domaines considérés comme quasi-sacrés comme le génome ou les mécanismes de la vie : on voit les réactions aussi violentes qu’irrationnelles suscitées par toute implication du code génétique, des OGM à l’amendement Mariani sur les empreintes génétiques des immigrés, ou les expérimentations sur les cellules souches embryonnaires ou le diagnostic préimplantatoire.Radio Libertaire Le 14 septembre 2007
Notre invité de ce soir est le docteur Gilles Degois, dermatologue parisien, cancérologue à Gustave Roussy, fondateur en 1995 de l’association Le Kinkeliba d’aide au développement médical en Afrique de l’Ouest.
Nous sommes heureux que vous ayez répondu à notre invitation d’abord pour saluer une réalisation humanitaire d’initiative privée dont les buts sont particulièrement estimables puisqu’il s’agit de lutter contre l’insupportable injustice de la souffrance et de la mort, surtout d’enfants, qui frappe les populations démunies alors que le riche Occident a tous les moyens de la combattre.
J’ai été particulièrement sensible à l’un de vos objectifs prioritaires qui est la lutte contre la mortalité maternelle en couches et au drame de ces jeunes femmes mariées trop tôt, mères pendant leur enfance et qui doivent endurer, outre un accouchement de cauchemar donnant issue à un enfant mort-né, des déchirures graves non réparées aboutissant à des fistules entre leur vagin et leur vessie ou leur rectum qui leur fait vivre un calvaire et les fait rejeter par la société.
Un autre aspect de votre action frappe par son discernement, celui qui consiste à ajouter aux moyens médicaux que vous mettez en place la recherche de procédés économiques pour donner aux populations les moyens de créer leurs mutuelles et de gérer leurs dispensaires comme l’introduction de l’apiculture par exemple.
Vous nous décrirez donc dans la première partie de l’émission l’expérience du Kinkeliba, ses premiers pas, ses réalisations, ses projets, son fonctionnement et ses moyens d’existence.
Dans une seconde partie, nous vous demanderons comment, à partir du point d’observation remarquable qu’est le vôtre, vous jugez les problèmes de l’Afrique et de ses rapports avec l’Occident.
Sur la société africaine, d’abord : connaît-elle des obstacles difficiles à surmonter pour entrer dans le monde moderne – je parle de celui des droits de l’homme et du progrès scientifique – en raison de sa culture, de sa structure tribale, de la gouvernance des Etats qui paraît souvent marquée par l’absolutisme et la corruption, par le peu de profit qu’elle semble avoir retiré de la longue cohabitation coloniale avec les nations occidentales ?
Sur ses rapports avec l’Occident, ensuite : peut-on encore dire, comme l’Appel des indigènes de la République de janvier 2005, que « Dans certaines de ses anciennes colonies, la France continue de mener une politique de domination. Une part énorme des richesses locales est aspirée par l’ancienne métropole et le capital international. » ? ; comment est vécue l’action humanitaire par les populations, les autorités locales et gouvernementales ? ; faut-il faire confiance aux grandes organisations comme l’ONU ou les ONG ou les fonds consacrés à l’aide seraient-ils mieux employés s’ils étaient confiés à de petites structures comme la vôtre ou les banques des pauvres ?
Radio Libertaire Le 8 juin 2007: "Peut-on ne pas croire"
Notre invité de ce soir est un philosophe très connu, Jacques Bouveresse. Il est professeur au Collège de France où il a créé en 1995 la chaire de philosophie du langage et de la connaissance. Il fait aussi partie du comité d’honneur de l’Union rationaliste et c’est un grand honneur qu’il nous fait en acceptant notre invitation de ce soir. Nous allons pouvoir l’interroger sur son dernier livre : ‘Peut-on ne pas croire’, publié tout récemment à Marseille chez Agone. C’est un livre très riche qui aborde, comme le dit le sous-titre, les questions de la vérité, de la croyance et de la foi, en particulier religieuse. Ces questions intéressent tout particulièrement l’UR, où nous dénonçons les fausses sciences et les errements de la raison.
Vous serez surtout interrogé par Nicole Delattre, qui est la philosophe de notre équipe. Je me limiterai pour ma part à mettre votre présence à profit pour éclairer les deux domaines qui mobilisent l’UR en priorité, je veux dire la défense de la laïcité et la promotion de l’esprit scientifique.
Du côté de la laïcité, qui est la lutte avec les Eglises quand elles n’acceptent pas la règle du jeu de la séparation d’avec l’Etat et qu’elles cherchent à imposer leur éthique, on ne combattra pas leur influence de la même façon selon que la réponse à votre question : Peut-on ne pas croire ? sera positive ou négative. S’il apparaît que l’homme est ainsi fait qu’il a besoin de croire pour organiser sa société et s’épanouir individuellement, le discours laïque ne pourra pas se limiter à un anticléricalisme primaire visant à réduire les religions à la portion congrue mais devra plutôt envisager une cohabitation avisée entre elles et l’Etat laïque neutre.
Du côté de la promotion de l’esprit scientifique, si l’on admet que les croyances sont indissociables de la vie de l’esprit, il y aura aussi une cohabitation à trouver, cette fois-ci à l’intérieur des esprits, entre les diverses croyances et la connaissance objective qui est le propre de la science.
Si vous le voulez, nous pouvons diviser cette émission en trois parties en envisageant successivement la religion face à la « crise de la vérité », puis la question Qu’est-ce qu’être religieux ? et, enfin, l’éventualité d’une éthique des croyances.
Radio Libertaire Le 11 mai 2007 "Avons nous besoin du nucléaire"
L’émission de ce soir sera consacrée à l’énergie nucléaire sous le titre « Avons-nous besoin du nucléaire ? ». Le sujet a été abordé à notre récent colloque « Débats scientifiques et choix de la société » à propos de l’opinion du public sur la bonne gestion des déchets nucléaires.
Comme avec les OGM qui ont fait l’objet de notre émission du mois de mars, on aborde avec le nucléaire un sujet très chargé politiquement et qui divise, parfois de façon violente, aussi bien à droite qu’à gauche. Pour les OGM, nous avions invité deux chercheurs du CNRS et de l’INRA et des auditeurs nous ont reproché de ne pas avoir sollicité de représentants d’associations écologistes pour leur apporter la contradiction. Nous avions cependant prévenu au début de l’émission que notre objectif n’était pas d’organiser une joute oratoire comme en raffolent les télévisions et qui n’aboutissent en général qu’à faire du spectacle. L’Union rationaliste a une autre opinion de l’attente du public et du respect qui lui est dû. Elle veut faire en sorte que le public soit réellement informé non seulement sur les aspects scientifiques mais sur les tenants et aboutissants des décisions qui sont prises, sur les arguments qui ont servi aux décideurs, sur les paris qui existent toujours plus ou moins à l’origine de toute décision pour que lui, le public, puisse se faire son opinion et juger en connaissance de cause. Il n’est pas nécessaire d’être grand savant ou super-technicien pour juger une décision politique même dans le domaine de la science. Le bon sens est très répandu ; il suffit qu’il ait été correctement informé c’est à dire complètement et honnêtement.
C’est ce que nous allons essayer de faire à propos de l’énergie nucléaire avec l’aide de deux scientifiques qui connaissent bien la question. L’association Sortir du nucléaire sera aussi présente indirectement par la prise en compte des arguments que son porte-parole officiel, Stéphane Lhomme, a exposés dans le chat qu’il a dirigé sur le site du journal Le Monde le 26 mars dernier, arguments qui vont courir en filigrane tout au long de l’émission.
Avant de présenter les scientifiques qui ont répondu à notre invitation, je voudrais faire un bref retour à une époque que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître : la fin de la dernière guerre mondiale. La découverte soudaine par l’opinion publique des propriétés prodigieuses d’un nouveau métal, l’uranium, a soulevé des espoirs immenses. La nouvelle énergie allait mettre fin à la pénurie de combustibles si durement ressentie pendant les années de guerre et en ce début de reconstruction du pays. Une bombe de 3 Kg transportée par un seul avion faisait autant de dégâts que 15 000 tonnes de TNT. Les bateaux, les trains, les sous-marins n’auraient plus besoin de fuel.. On pouvait rêver à la fin des fumées toxiques des centrales à charbon et des feux domestiques, à celle des coups de grisous dans les mines. Les gueules noires allaient se muer en cols blancs derrière des écrans de surveillance. L’énergie nucléaire, après la guerre, est née dans un rêve.
Aujourd’hui, 60 ans plus tard, peut-on dire que le rêve s’est réalisé ou a-t-il fallu déchanter ?
C’est ce que nous allons demander à nos deux invités.
Radio Libertaire Le 13 avril 2007 "De la communauté au communautarisme"
Nous recevons ce soir Alain Policar, agrégé de sciences sociales, maître de conférence à l’université de Limoges. Il est aussi le rédacteur en chef des Cahiers rationalistes. Il vient de publier deux travaux : un article dans le dernier numéro de Raison présente « De la communauté au communautarisme ? » et un livre sorti à la fin 2006 chez Armand Colin, « La justice sociale, les enjeux du pluralisme ».
L’émission comportera deux parties réglées sur chacune de ces publications. C’est Nicole Delattre qui vous interrogera sur la justice sociale tandis que je commencerai avec vous sur le communautarisme en essayant de nous en tenir à la France actuelle et aux immigrations les plus récentes.
Le thème du communautarisme a été projeté sur le devant de la scène avec la campagne électorale et, notamment, le projet de création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Il n’y a rien de mal à creuser les problèmes posés par l’immigration ni à s’interroger sur l’identité nationale mais la juxtaposition des deux expressions laisse penser que l’identité nationale est menacée par l’immigration et que celle-ci doit être contrôlée de très près pour être acceptée par la nation. C’est une position de repli et de fermeture. En fait, la population française n’est pas moins généreuse qu’une autre ; on l’a bien vu avec les mouvements spontanés qui se sont manifestés à l’occasion des arrestations publiques de sans papiers inutilement brutales ou effectuées à la porte des écoles ou des soupes populaires et ce n’est sans doute pas un bon calcul de flatter chez elle la méfiance ou la haine engendrées par la peur de l’étranger.
Il n’en reste pas moins que toute société est un organisme complexe et fragile, que l’art du vivre ensemble ne s’acquière pas facilement et qu’il repose sur des règles qui sont la pratique des mêmes coutumes, le parler de la même langue et une répartition familière des catégories sociales, règles où il faut voir l’aboutissement de compromis pas toujours pacifiques et remontant loin dans l’histoire et qu’il est dans la nature des choses que l’étranger soit mal perçu tant qu’il n’a pas acquis ces règles ce qui peut demander plus d’une génération.
Inversement, les étrangers, lorsqu’ils sont destinés à demeurer et que leurs coutumes sont très distinctes de celles du pays d’accueil, ont tendance à se regrouper et à se replier dans des communautés identitaires.Radio Libertaire Le 9 mars 2007 "Que penser des OGM?"
Le thème retenu pour ce soir est les OGM, les organismes génétiquement modifiés. On vient d’en débattre à notre dernier colloque. C’est un sujet difficile, très conflictuel, notamment à gauche et chez nos amis écologistes. C’est cependant un très bon thème pour l’Union rationaliste dont l’objectif est de promouvoir la raison dans la vie de la société. Plus que d’autres, les débats sur les OGM réclament une approche raisonnée et raisonnable c’est à dire une information objective et sereine sans zones d’ombre ni partis pris idéologiques. Là comme ailleurs c’est au peuple et à ses représentants de prendre les décisions mais la démocratie ne vaut qu’éclairée comme le disait Spinoza.
Pour le débat de ce soir, nous avons hésité à inviter un représentant d’une association écologiste ayant pris parti contre les OGM parce que les débats contradictoires sont difficiles à gérer : ils tournent vite à l’affrontement des mots et des idées au détriment de la clarté des échanges. Nous avons préféré nous adresser à des chercheurs et des enseignants pour leur demander non pas un avis mais des informations aussi précises, claires et complètes que possible pour permettre à chacun de se faire sa propre opinion.
L’entretien comprendra trois parties.
Tout d’abord, le patrimoine génétique des organismes, plantes et animaux : comment est-il modifié dans la nature, et par l’homme, dans le passé, par l’agriculture et l’élevage. / Les techniques du couper-coller de l’ADN dites du génie génétique sont-elles contre-nature ? Un bricolage dangereux ? Un jeu d’apprenti sorcier ? / Ces modifications artificielles du génome sont-elles efficaces et utiles ? Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Ensuite, la culture des plantes génétiquement modifiées : quels bénéfices peut-on en attendre ? quels risques leur culture en plein champ fait-elle courir ? Ces risques sont-ils correctement expertisés ? les bénéfices justifient-ils les risques ?
On verra aussi quels intérêts économiques sont derrière ? Les multinationales en cause sont-elles assez influentes pour imposer leur loi du profit au détriment de la santé des gens ?
On dira un mot, enfin, de la bonne manière de contester le développement de cette nouvelle technique. Y a-t-il une éthique de la contestation ?
Radio Libertaire Le 9 février 2007 "Religion musulmane et islamisme"
Nous l’avons invité pour nous parler de la religion musulmane et de l’islamisme avec l’espoir qu’il nous fournira une grille de lecture de tous les évènements liés aujourd’hui à cette religion qui semble à nouveau entrée dans une phase de conquête comme elle en a déjà connu plusieurs fois dans son histoire.
S’agit-il vraiment d’une nouvelle conquête, le monde islamique cherchant à s’emparer du terrain laissé libre par la fin de la guerre froide en un véritable choc des civilisations à la Samuel Hutington ? Ou s’agit-il plutôt de réactions de défense contre les intrusions territoriales d’un Occident avide de pétrole et d’influences ? Défense aussi contre les intrusions plus insidieuses de la culture occidentale au travers de médias à diffusion mondiale ? Défense aussi des importantes communautés musulmanes immigrées au sein des nations occidentales et qui réclament le droit de suivre leurs coutumes même lorsqu’elles s’opposent aux lois des pays hôte ? Défense, enfin, contre les reliquats d’un esprit colonial qui a longtemps traité en ‘sous-hommes’ les musulmans colonisés et n’a pas complètement disparu.
La religion est-elle vraiment la cause profonde de ces luttes ou n’intervient-elle pas surtout comme un moyen - en soudant les volontés - comme d’autres religions l’ont fait tout au long de l’histoire ?
Le phénomène musulman intéresse particulièrement le point de vue rationaliste en ce qu’il met sous nos yeux, aujourd’hui, un bon modèle en action du rôle du religieux dans le fonctionnement des sociétés humaines.
Il faut donc commencer par nous interroger sur cette religion musulmane, sur son pouvoir de mobiliser et de faire vivre ensemble les populations qui lui sont acquises, et aussi nous interroger sur le fait de savoir si cette religion est une aide ou un obstacle à l’entrée dans le monde moderne, celui des droits universels de l’homme et du progrès scientifique. Si une religion est nécessaire à la vie d’une société, la religion musulmane est-elle, aujourd’hui, une bonne religion ?
C’est Nicole Delattre qui va vous interroger pendant cette première partie consacrée à la religion musulmane proprement dite. Nous reviendrons ensuite sur les faits de société qui viennent d’être évoqués et qui se résument finalement en une question un peu lancinante : l’islamisme est-il inhérent à la religion musulmane ou n’est-il qu’une forme d’intégrisme comme toutes les religions en connaissent ?
Sur ce même sujet: l'article de Louis-Marie Houdebine dans Raison présente N°161 avec l'intervention audio de l'auteur au colloque 2007 de l'UR "Débats scientifiques et choix de la société". Paris le 20 septembre 2007
Monsieur Jean-Louis BORLOO
ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durablesMadame Nathalie KOSCIUSKO MORIZET
secrétaire d’Etat à l’écologie
Monsieur le Ministre, Madame,
Le journal Le Monde daté du 20 septembre apprend que vous vous préparez à accepter un gel de la commercialisation des semences OGM comme « un des éléments qui doit permettre à M. Borloo d'obtenir un compromis général lors de la grande table ronde du Grenelle, qui se tiendra fin octobre » et au prétexte « qu’on ne peut pas contrôler la dissémination. Donc on ne va pas prendre le risque. »
On comprend que la question des OGM ne soit qu’un détail dans le vaste débat qui va s’ouvrir avec au programme des sujets autrement importants mais elle a pris dans l’opinion une valeur symbolique considérable et il serait bien dommage de ne pas profiter de la circonstance pour élever un peu le niveau de réflexion du grand public. Ce serait bon pour la démocratie qui ne vaut qu’éclairée comme le disait Spinoza, pour le progrès scientifique, pour l’économie, et même pour l’honneur du pays qui passe aux yeux de l’Europe pour un peu rétrograde.
L’erreur serait sans doute de renvoyer dos à dos comme deux écoles équivalentes les adversaires et les défenseurs des OGM. Il y a d’un côté la recherche scientifique avec toute sa rigueur, sa technicité, sa remise en cause permanente, sa communication constante au niveau mondial, sa soumission aux lois de la nature qu’elle ne peut découvrir que si elle en accepte les règles et, de l’autre, des groupuscules d’imprécateurs persuadés de détenir La vérité parfois assistés de scientifiques dévoyés qui ne respectent pas leur déontologie.
L’esprit scientifique est une des grandes valeurs de l’homme. Le rabaisser au niveau de ses détracteurs serait une mauvaise action.
L’Union rationaliste à laquelle j’appartiens (présidente Hélène Langevin-Joliot) a élaboré un bref ‘argumentaire’ sur les OGM destiné au public pour l’aider à situer le débat. Permettez-moi de le joindre à cette lettre.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, Madame, l’assurance de ma haute considération.
Bernard Graber
Secrétaire général de l’Union rationaliste
14, rue de l’Ecole polytechnique75005 Paris
01 46 33 03 50
Union.rationaliste@wanadoo.fr